La France est une exception ! Notre débat ferait rire la plupart des autres nationaux. Même la Turquie respecte plus le Kurde que la France le Breton ou l’occitan : Quand elle les admet, elle les accompagne de mesures restrictives et d’une bonne dose de mépris et de paternalisme....
Par quelle aberration peut on penser que ces langues, qui sont l’exemple même d’une grande culture, puisse être un danger pour la France ?....
.Aucune évolution, toujours la rançon de cet extraordinaire centralisme, venu de Paris, et héritier du roi soleil, et de ses dragonnades chez les cévenols.
Tout est dans l’histoire, une fois de plus.
La France est un des plus vieux pays d’Europe dans sa construction.Alors que les autres nations n’existent pas autrement qu’en termes de principautés, comme en Italie ou en Allemagne, la France s’est déjà inventé un mythe, celui d’une nation unifiée, La langue française, un patois latin issu de l’antiquité romaine qui va se complexer, va devenir langue officielle, par le traité de Villers coteret vers 1500 ; volonté royale de s’opposer au latin et de s’affirmer comme une puissance indépendante de l’église romaine.
La vraie question est celle ci ? Pourquoi ne peut on pas évoluer, se sortir de cette ornière de la pensée, quasi religieuse, totalement irrationnelle. ...
Il faudrait au contraire prendre la mesure des choses, enclencher une politique de conservation intense...on en est au même point qu’à l’époque où l’on détruisait les vestiges architecturaux du passé, pensant que c’était rétrograde, ne jurant que pas le béton....L’inculture et la bêtise, voilà les dangers !
Ne pas inverser les choses, regarder le problème par le mauvais coté de la lorgnette !
En fait, rien de nouveau sous le soleil...
Chaque langue est un morceau d’histoire et de patrimoine aussi évident que notre dame, à ceci près qu’il est vivant et sécrète une intelligence, une histoire.
Ca ne veut rien dire de garder des débris d’amphore, religieusement, et de tout faire pour éteindre par exemple le breton, issu du gaulois, et qui fut la langue vermiculaire entre bretons de gaule et d’Angleterre.
Rappelons que par un curieux chassé croisé, si des populations anglaises ont repeuplé la Bretagne et réactivé le breton, la Normandie a exporté ses mots français en Angleterre, après la conquête de guillaume. 40 % des mots anglais étant d’origine française. Les langues sont aussi mouvantes que les vagues. Vouloir les arrêter les pétrifier est une vue de l’esprit, les tuer, un des plus grand crime !