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Commentaire de hunter

sur La GPA, une « atteinte à la dignité humaine »


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hunter hunter 8 juillet 2015 16:05

@mmbbb
Tout à fait d’accord et bien le bonjour au fait !

« Brave New World » d’Huxley, n’était pas de la SF, c’était un programme à mettre en place (recherchez si vous voulez, les activités de Julian Huxley, son frère...)

Plus tard avec « 1984 », Orwell donnera les clés des méthodes à utiliser (manip’ du langage, flicage, coercition....) pour véhiculer les « bons messages », parmi les masses et ainsi les convaincre que tout ça « c’est pour leur bien ».

La littérature de SF a fait un boulot considérable, c’est je pense pour ça qu’elle a été méprisée et maintenue à part en France ! ( j’en parlais dans mon mémoire de maîtrise).

Quant à sa popularité dans les nations anglo-saxonne, c’est une méthode d’ingénierie sociale différente : les trucs abracadabrantesques décrits, seront introduits petit à petit, et le quidam l’intégrera comme « progrès inéluctable » ; il ne sera pas étonné, son esprit y ayant été préparé. (cf les travaux écrits et conférences de Lucien Cerise)

A partir des années 70s et la montée de la « culture » de l’image sur l’écrit, le cinéma de SF dystopique prend le relais et suit le même objectif...même si on peut en discuter ; pour ma part, je pense que certains réalisateurs (je pense à John Carpenter surtout) mettent plutôt en garde le public contre certaines « dérives » qui se préparent !
Ayant produit pas mal de dossiers à la fac sur Carpenter, et les difficultés qu’il a rencontré tout au long de sa carrière avec les institutions de la machine cinématographique étasunienne, je ne pense pas trop me tromper, mais je ne pense pas qu’il soit le seul.
Mais il faut faire gaffe, car dorénavant le schéma de développement d’un film n’a plus rien à voir avec les méthodes qu’employait Carpenter :c’était une sorte d’artisan, allant jusqu’à participer à la bande-son de ses films.

Si vous prenez un film comme Starship Troopers (Paul Verhoeven, 1997), tiré d’une nouvelle de Robert Heinlein ( un des grands de la SF écrite des années 50 ; assez connu pour une certaine propension à tendre le bras droit vers le haut...enfin passons...), il présente une société militarisée et surtout.......complètement fédérée au niveau mondial !

Très agressive ( le dirigeant mondial est un « starmarshall », donc un militaire), discriminante (celui qui n’est pas passé par l’armée n’est pas un citoyen et ne peut pas voter), etc, etc....mais pouvons-nous en déduire que Verhoeven veut faire passer un message, comme le fait par exemple Carpenter dans « Invasion L.A » ? ( le perso principal s’appelle John Nada.....nada = rien en espagnol)

Sans doute non ! Car Verhoeven est contracté pour tourner il n’a pas participé à l’écriture du scénar, donc après faut voir si le scénariste peut avoir voulu faire passer un message, tout en étant capable de masquer tout ça sous un aspect « machine à faire du fric » (cash machine ou blockbuster en globish), de manière à ce que les producteurs permettent au film d’être vu ?

Une démarche facile à déceler chez Carpenter (on peut trouver des vidéos intéressantes, mais sans sous-titres), l’est moins en ce qui concerne d’autres films.

On peut supposer, enquêter, mais faire naître un film est une activité impliquant la participation de beaucoup de gens, et donc ce n’est pas évident à vérifier.

Adishatz

H/


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