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Commentaire de Karol

sur Revenu Minimum d'Existence : l'expérience d'Utrecht


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Karol Karol 3 septembre 2015 08:54

Bonjour Fergus,

 Merci pour cet article. Je suis aussi un militant convaincu pour l’allocation d’un revenu d’existence. Ce revenu découplé de l’emploi est tout simplement l’expression d’un droit universel et inconditionnel à une existence digne en assurant à chaque être humain le minimum pour se loger et se nourrir. Avec le droit à l’accès aux soins, le droit à l’instruction publique gratuite, ce droit à un revenu minimal complète les conditions nécessaires à l’épanouissement du capital humain.Ce droit à un revenu de base se situe en fait dans le prolongement du chantier ouvert par le CNR en 1944.
 Aujourd’hui les aides publiques tentent en vain d’atténuer les injustices et imperfections de nos sociétés. Aides consacrées à la lutte contre le chômage, contre la pauvreté, de soutien à la famille, sont coûteuses, complexes à mettre en oeuvre, stigmatisantes, souvent injustement réparties, conditionnées, et en fin de compte elles se révèlent être aussi des trappes à la marginalisation et à la dépendance et sont impuissantes à endiguer le flot des victimes d’un système qui est devenu incapable de distribuer équitablement la richesse qu’il créé.

 A toutes ces aides conditionnées et allouées à postériori, il faut opposer ce nouveau droit universel et inconditionnel. Grâce à ce filet de sécurité, chacun pourrait décider de se libérer d’un travail aliénant sans craindre de ne pas assurer le minimum pour les siens.
 
Le partage des emplois avec une réduction du temps de travail librement consentie, sera à nouveau à l’ordre du jour, ce qui participerait à une diminution drastique du chômage,
 
la relocalisation de l’économie, le développement d’une agriculture paysanne familiale, des commerces de proximité seraient viabilisés.
La formation, le changement de métier, les ruptures dans une carrière professionnelle, l’intermittence, pourront être envisagés plus sereinement.
 
Avec le temps libéré, chacun pourra participer pleinement au développement d’une économie sociale et solidaire, à des activités non marchandes et assumer  ses responsabilités familiales, politiques et sociales.
 
Enfin la modulation de ce revenu de base entre l’enfance et la jeunesse puis au cours de sa vie professionnelle, permettrait à chacun de construire son avenir en totale autonomie, révéler ses talents enfouis, indépendamment de ses propres origines sociales.



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