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Commentaire de Daniel Roux

sur Le choc des photos, la légèreté des mots…


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Daniel Roux Daniel Roux 4 septembre 2015 18:07

Ne pas compatir aux malheurs des victimes des guerres nous désignerait, à nous-même et aux autres, comme des hommes sans cœur, sans sentiment, sans émotion.

Certains y parviennent en parvenant à s’extraire de l’humanité, en se proclamant surhomme, tel Nietzsche refusant la morale obligatoire sous prétexte de s’élever au-dessus des hommes ordinaires, ou ces monstres qui vivent parmi nous attendant leur heure, futur nazis, staliniens et autres Khmers-rouges, assassins de leur peuple, jouisseurs pervers, zombies preneurs de vies.

Mais le propos de l’auteur n’est pas là. La question est celle de la manipulation des opinions, des sentiments humains du peuple. C’est tellement facile à manipuler un peuple lorsque l’on contrôle les médias.

Comment ne pas se poser la question de la manipulation quand une photo, une seule, apparaît dans tous les médias, le même jour, accompagnée des mêmes commentaires culpabilisant ?

Aucune analyse sérieuse sur les causes de ces exodes massives, sur les actionnaires des multinationales corrupteurs de politiciens véreux, sur les décisions secrètes et illégales de nos dirigeants, sur la complicité des hommes chargés de les contrôler ou sur l’absence de contrôle démocratique, sur ce système financier dont plus personne ne contrôle les excès.

Que les vautours leur mange le foie à ces fauteurs de guerre, à ces faiseurs d’esclaves, à ces destructeurs sauvages en costumes trois-pièces qui se pavanent et exposent leur ego misérable sur nos petits écrans.

Il n’empêche. L’horreur prend corps devant nos yeux d’occidentaux repus de confort. Manipulation ou pas, la compassion s’impose.

 


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