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Commentaire de bakerstreet

sur Le choc des photos, la légèreté des mots…


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bakerstreet bakerstreet 5 septembre 2015 17:15

@Yanleroc

 Remarquons que ce n’est pas la première fois qu’une photo d’enfant suscite l’effroi. 
Il y a eu celle bien sûr, charimastique, de cette petite vietnamienne, nue, brulée au napalm, courant sur la route ; et qui fera réagir même les faucons américains, ayant en face l’horreur de ce qu’ils ont déclenché.
La photo de la petite fille au napalm a 40 ans : décryptage d ...
Il y a eu celle de cette gamine que je me rappelle toujours, une petite colombienne aux pieds coincées dans un trou d’eau, omeira sanchez, il me semble. Trois jours avant de mourir, interviewé par les médias..Une image que j’ai toujours en tête. Et puis celle de ce gamin palestinien, que son père tente en vain de protéger des tireurs palestiniens. Une « fait divers » qui fera scandale, taxé de bidonnage par les israéliens, la vérité étant trop dérangeante. 70 morts dans un camion en Autriche, ça passe très mal, mais ça passe quand même. Il y avait tout de même trois ou quatre gosses dans ce camion aussi, alors pas de photo s’il vous plait, pas de photo, surtout des gosses.... Un humain en vaut un autre, c’est vrai, mais les enfants, ils nous appartiennent tous. C’est quelque chose d’infiniment sacré. 
Et je dis tant mieux si un cri de refus naît de cette photo. A quoi ça servirait que les journalistes partent au bout du monde se décarcasser si ils ne ramènent que des clichés que vous oubliez l’instant d’après ?...
Même les nazis ont détourné les yeux de l’horreur de camps, quand à Nuremberg on a projeté les films sur l’holocauste.
 Ils n’ont pas voulu voir ce qu’ils avaient planifié. On voit par là que ce qui paraître à certains une pornographie macabre, n’est qu’un qualificatif pour tenter d’oublier l’horreur du crime, une sorte de déni, un pauvre système de défense qui vole en pièce quand tot ou tard il faut croiser le regard du mort. 
Et quand c’est un gosse, on n’a plus de mots pour se défendre, rien que l’action, pour tenter d’inverser les choses. Sauver ce qui peut l’être encore, et nous sauver nous même


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