Je suis très étonnée de cette histoire de « responsabilité diluée », pas d’une manière générale, mais dans ce cas particulier ; j’imagine les gens, la nuit, peut-être les fenêtres ne se sont-elles pas éclairées, je vois plutôt les gens seuls face à une scène qui les fascine, donc qui les pétrifie.
La responsabilité diluée, oui, dans des manquements dont les conséquences sont catastrophiques : je pensais que tu l’avais fait, je croyais que c’était à lui de le faire,etc.
Mais bon, je ne sais pas mais ça ne me convainc pas.
Tant qu’on n’a pas vécu ça, on a du mal à imaginer ce que l’on aurait fait ; pour ma part, je suis sûre que je n’aurais pas pensé à appeler les flics, mais je crois bien que j’aurais mis des lumières partout, que j’aurais ouvert la fenêtre et que j’aurais crié ou fait du raffut, pour casser la fascination justement.
Et j’imagine bien que quarante fenêtres qui s’ouvrent, des lumières, du tapage, aurait sorti le gus de sa folie meurtrière. Là aussi « mais bon », on ne sait pas !
Ça me paraît différent des passants qui ne veulent rien voir, et fuient et je suis bien sûre que personne ne pense à rien, ou plus tard : quelqu’un a bien dû faire quelque chose !
Nous vivons dans une société protégée au maximum où l’on nous apprend pas à faire face à la violence, à l’imprévu ; cela relève du cerveau primaire, si la réaction n’est pas immédiate, comme réflexe, si la pensée s’immisce, alors, c’est foutu ; on raisonne, on calcule... mais quand c’est la peur qui gouverne, oui, on est mal ; et c’est le cas !