@JL Pour le travail au noir : quand on travaille 8h par jour + le temps de trajet, on a déjà moins de temps libre que si on reste chez soi. Par contre, on est plus fatigué au bout de ces 8h, et donc moins envie d’enchainer un autre boulot derrière. Comme je l’explique dans mon livre, les entreprises n’auront pas intérêt à faire faire du black ( ça leur couterait plus cher). Et vu que tout le monde sera occupé, les créneaux horaires du black seront plus difficiles à trouver. Il restera le marché des particuliers, le W.E,qui est résiduel par rapport au black des entreprises.
Quant à l’argument du profit, une entreprise ce n’est pas une association de quartier. Elle doit effectivement faire des bénéfices. C’est l’utilisation des bénéfices qui peut être contestable. Si les bénéfices servent à investir dans l’entreprise pour l’améliorer ou la moderniser, c’est tout à fait louable : c’est l’avenir de l’entreprise que l’on construit. Si ces bénéfices servent à rémunérer, dans une proportion raisonnable, l’argent prêté à l’entreprise, cela me parait normal. Mais une partie de ces bénéfices doivent aussi revenir aux salariés qui ont participé, grâce à leur travail, à faire gagner de l’argent à l’entreprise. C’est l’équilibre de cette répartition qui est délicat à trouver pour une juste redistribution entre investissement, actionnaires, salariés. Par contre, ce qui est intolérable, c’est de voir des actionnaires pomper la plus grosse partie des bénéfices, au détriment des salariés et de l’investissement. Pour limiter ce genre de dérive, il faudrait que l’investissement participatif des particuliers soit plus développé, et incitatif. Car le « bas de laine » des Français se monte à ....4000 milliards.