Merci pour l’article plutôt bien argumenté, même si je ne suis pas un pro-Taubira.
A partir du moment où l’on place « l’indépendance de la justice » comme un dogme sans en fixer ses limites, tout ministre de la justice ne jouera qu’un rôle de faire valoir. Dans ce contexte, c’est Dati la meilleure garde des sceaux, car elle n’a rien fait et c’est ce qu’on demande à un ministre de la justice.
l’indépendance de la justice est une stupidité, car on permet aux « employés » de cette administration de tout faire sans aucun contrôle. On peut multiplier par 10 le budget de cette institution, à partir du moment où un petit juge de Bretagne s’arroge le droit pour essayer de trouver le coupable, de contrôler l’ADN de tous les bretons dans l’affaire d’un meurtre dans une auberge de jeunesse, et qu’on se plie à son dictat sans même soucier, il manquera toujours des moyens et cette institution continuera de partir en cacahouète.
Pour le cas des peines plancher et de la limitation du nombre de prisonnier, quand on n’aura pas refondu complétement le ministère en créant un vrai corps prévotale, on laissera les magistrats faire ce qu’ils veulent dans leurs prétoires sans avoir de compte à rendre aux directives du ministre et des députés.
deux vols similaires commis en récidive dans des conditions analogues, l’un par un individu malhonnête vivant dans un milieu aisé et jouissant de revenus confortables, l’autre par une personne en situation de grande précarité ayant agi par nécessité. Dans le cas d’une peine-plancher, les deux récidivistes auraient été condamnés de manière automatique à la même lourde peine de prison.
Dans un pays démocratique, l’administration judiciaire est là pour appliquer le droit et le rôle de l’avocat est là pour pointer les disfonctionnement concernant son client. L’indulgence n’a pas sa place dans un prétoire