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Commentaire de JC_Lavau

sur Une révolution copernicienne se dessine en sciences de la nature


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JC_Lavau JC_Lavau 23 octobre 2015 18:17

@clostra
Si vous l’étudiez plus sérieusement, l’évolution a toujours été beaucoup plus chaotique, accidentelle et imprévisible que vous ne l’imaginez.
Vincent Fleury prend le contre-pied avec virtuosité : avec deux plis sur un Dicksonia (faune d’Ediacara), voilà qu’il fait surgir les deux paires de moignons d’un embryon de vertébré tétrapode, nous-même inclusivement. Mhouais enfin, de Dickinsonia à un impalla, il y a loin quand même.

Que les quelques monotrèmes survivants viennent tous d’un continent austral isolé, où les thériens ne pouvaient aller pour les concurrencer, voilà une interférence entre biologie, écologie, et paléogéographie qui ne répond à aucun mektoub qui serait purement biologique. Les grandes éruptions volcaniques ne répondent à aucun déterminisme qui serait biologique. A toute époque ce qui est arrivé était fortement improbable et imprévisible.

Quelle est la probabilité pour que le premier coup de canon allemand sur Léningrad tue l’unique éléphant du zoo ? Très très faible, très improbable, mais c’est pourtant ce qui est arrivé. L’évolution a régulièrement fait des coups comme celui-là, violemment imprévisibles.

Etait-il prévisible par les bourgeons que toutes les feuilles hautes du photinia seraient découpées et bouffées par des insectes, probablement des guêpes ?

Quand les phéniciens débarquaient nuitamment dans et autour d’une ville commercialement concurrente, passaient tous les habitants au fil de l’épée, puis incendiaient la ville et sa flotte, était-ce prévisible par les ADN des habitants ?

Les parasites comme les ténias ou les sacculines ou les onchocerques ? ils étaient prévisibles ?


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