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Commentaire de gogoRat

sur Les inégalités sont-elles une fatalité sans croissance ?


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gogoRat gogoRat 3 novembre 2015 18:33

 Plus particulièrement, ce passage me parait emblématique :

  • ’Ce sont des emplois souvent non-délocalisables et qui, par nature, sont caractérisés par de faibles gains de productivité, lesquels sont une des mamelles de la croissance. D’ailleurs, la notion même de productivité n’est plus pertinente ici : comment mesurer la productivité d’un travailleur social, d’un artiste, ou même d’un chercheur ?’

 Ne rejoint-on pas ici l’éternel et incontournable antagonisme idéologique qui ronge notre planète depuis au moins l’apparition du clivage que je désignerai ironiquement par « collectivisme contre libéralisme » ?

 Pour faire court je remarquerai que les mouvements antagonistes qui, historiquement, se sont pris les pieds dans le tapis jusqu’ici, risquent d’y rester encore longtemps emberlificotés (dans le tapis) tant qu’ils ne dépasseront pas leur a priori commun qui pose, avant même l’analyse de la valeur, la ’solution’ d’une religion de l’emploi !
 
 Dès lors, tout coule de source. Comment définir un emploi, sans définir sa rémunération, sans salaire quantifiable ? Ne compte alors plus que ce qui est quantifiable, du genre une productivité ... en produits matériels. Jusqu’à ce que mort (épuisement) des ressources matérielles s’ensuive !

   
 Au lieu de se reconnaître dépassé par le mystère humain, le collectivisme a prétendu établir des équivalences entre matière et esprit par la définition de ’produits’ culturels. ( Prétention de définition légitimée comment ? et par qui ? par quel establishment ou par quelle nomenclatura ?)
 Ce faisant, nous avons perdu de vue le bon sens d’un Claude Bernard :
 « l’art c’est moi, la science c’est nous » ! (i e : la prétention à définir ce qui devra être consensuellement reconnu comme ’culturel’ ne saurait se revendiquer collectiviste ! pire, elle relève d’une motivation première plus égocentrique que altruiste )

 

 à la rigueur, avec beaucoup de largeur d’esprit, des pays, voire des empires, peuvent se voir reconnaître chacun une culture propre participant d’une diversité mondiale qui accroîtrait la richesse des capacités potentielles d’adaptation humaine . Soit. Mais il n’en reste pas moins logique de considérer que souhaiter l’avènement d’une unique culture mondiale (définie comment ? et par qui ?) serait un non-sens.
 Jamais la loi ou des lois ne suffiront à quantifier, au centimes près, des salaires susceptibles de réguler le gaspillage inconséquent des ressources matérielles de notre planète.
 Mais ce n’est pas parce qu’une entropie matérielle incontournable (cf Georgescu Roegen) est notre lot humain que nous n’avons pas tous quelque part (pour celles et ceux qui osent se servir de leur propre entendement) le souci de ne pas abuser des ressources exploitables qui risquent de faire défaut aux descendants de nos générations actuelles.


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