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Commentaire de bakerstreet

sur A la République


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bakerstreet bakerstreet 21 novembre 2015 13:25

@Christian Labrune
Votre article est agréable à lire, et à de la chair, ce qui manque beaucoup ici, où trop montent en chaire. 

La bible ou le coran, vous pouvez extraire n’importe quoi de ces livres prétendument sacrés, en raison qu’elles ne contiennent pas une homogénéité, et sont le produit de plusieurs auteurs.D’une parole d’un poème, n’importe quel esprit malfaisant parviendra à trouver les justifications du pire, alors qu’un inspiré fera exactement l’opération contraire. Le cardinal de Richelieu avait coutume de dire qu’il lui suffisait d’avoir un écrit d’’une dizaine de lignes signé d’un pékin moyen, pour qu’il puisse lui justifier dix raisons de le condamner à mort.
« Les animaux atteints de la peste », de La Fontaine, ne disent pas autre chose. Mais avec l’humour en plus, ce qui est toujours agréable, une mise à distance, qui vous fait comme un airbag. La culture permet cela aussi, la variété des expériences, l’histoire, la connaissance, tout cela permet la mise à distance, de relever les supercheries. 
Ca craint beaucoup effectivement. Mais seule notre mort est certaine, et l’espoir est notre chance, la page d’après restant blanche. Hier nous avions peur que cela arrive, maintenant nous pouvons espérer nous en sortir. Donc il y a du mieux ! Depuis la valse des bombes atomiques de Boris Vian, que de sang passé sous les ponts. Mais maintenant il y a des cadenas que les amoureux attachent sur le pont des soupirs. Des gestes irrationnels et des bouquets de fleurs et de pensée, je tiens à garder ma place irrationnelle au soleil. Car moi aussi quand la mort me touche, je pleure, et je me laisse à entretenir de petits cimetières naïfs pleins de pétales et de billes d’agates, dans lesquelles la vie continue de briller. Un jour, il m’est arrivé d’enterrer un ballon de football. Ceux qu’on dit morts me font des clins d’œil et je leur adresse des soupirs complices. J’ai tant d’irrationalité dans ma quête de la vérité que j’aurais du mal à l’exprimer en dehors des poèmes, qui sont des formes de prières.

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