@Jean-Michel Lemonnier
Je ne suis pas spécialiste de ces questions, je ne connais pas deleuze par exemple.
Cependant, un livre qui m’a marqué c’est « jeunesse et genèse du Nazisme » de Mme Georgette Mouton. C’est une thèse d’histoire qui s’intéresse à l’arrière plan culturel du nazisme. Elle cite par exemple Herman Hesse comme étant une référence pour toute l’élite nazi. Hors Herman Hesse est tout sauf nazi, s’en est l’exact opposé. La thèse de Mme Mouton est la suivante, si du moins je ne la trahi pas, ce qui fonde le nazisme, c’est le refus de l’autorité des pères. Énoncé comme ça, ça fait bizarre, parce que le nazisme est associé à l’autorité et non au refus de l’autorité.
je cite :
Jeunesse et genese du
nazisme. Le nazisme est un phénomène de délinquance juvénile généralisée. Hitler n’a rien inventé. Il a suivi et guide des bandes de
jeunes préexistantes et déjà imprégnées d’une idéologie romantique de beauté, de violence et d’horreur. Le nazisme fut le règne des gosses en
chemise brune. Les adolescents contrôlaient tout, gratuitement, pour le
plaisir de tyranniser profs et parents. Les mouvements de jeunes, des
1900 revendiquaient leur liberté : ni travail scolaire, ni discipline,
ni morale sexuelle, ni travail social. . . Mais l’amour de la guerre
(l’héroïsme) et l’antisémitisme servaient déjà d’exutoire a leur volonté
de puissance.
S’il faut croire en cette thèse cela signifie que nous sommes des pré-nazis.