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Commentaire de philouie

sur Terrorisme, disent-ils


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philouie 4 avril 2016 12:46

Bonjour,
Article léger.
Il est dommage, lorsqu’on veut définir de le terrorisme de n’en pas faire l’histoire et en particulier de ne pas parler de « la propagande par le fait ».
On y verrait d’abord que le terrorisme est né avec les média de masse et qu’il est avant tout un langage. Comme je le rappelle souvent, en matière de terrorisme, le crime n’est rien sans l’image du crime et c’est cette médiatisation du crime qui est la marque du terrorisme.
Le deuxième point que nous montre l’histoire du terrorisme est sa récupération pour disqualifier ceux qui sont censé en être les auteurs : si les premiers anarchistes espéraient enclencher un mouvement de révolte par l’action violente, le patronat à tout de suite récupéré le terrorisme pour disqualifier les mouvements ouvriers. Procédés que l’on retrouve dans les « casseurs », éléments infiltrés qui disqualifient les revendications par l’action violente. De cela, il s’ensuit que l’histoire du terrorisme est indissociable des « faux-drapeau ». Ainsi lors des grèves de mineur de 1892 à Carmeau, des visées terroristes étaient fomentés par le patronat afin de discréditer le mouvement syndical. ( et c’est sans doute par hasard que le nom de Rothschild se trouve mêlé à l’affaire)
 
A cette occasion Jaurès déclara à l’assemblée  :

« C’est ainsi que vous êtes obligés de recruter dans le crime de quoi surveiller le crime, dans la misère de quoi surveiller la misère et dans l’anarchie de quoi surveiller l’anarchie. 

Et il arrive inévitablement que ces anarchistes de police, subventionnés par vos fonds, se transforment parfois — comme il s’en est produit de douloureux exemples que la Chambre n’a pas pu oublier — en agents provocateurs »

Le terrorisme est un langage et le public visé par le message ne sont pas les victimes proprement dites, elles ne sont alors que victimes collatérales de l’action terroriste, mais bien ceux qui contemplent l’image du crime.
Un certain nombre d’éléments lors des attentats contre Charlie Hebdo, comme les images filmées de la mort de Merabet, l’altercation avec la police allée verte, ou pour les attentats du 13 nov, comme la présence d’équipes télés avec les premiers secours, laissent à penser que le terrorisme est avant tout une mise en scène de la violence afin de véhiculer un message.

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