Bonjour,
Votre article, qui rend les injustices inacceptables, scandaleuses, douleureuses, suscite tantôt colère, tantôt le plus grand découragement.
J’observe que certains commentateurs, dans un souci de propos équilibrés s’adonnent à l’image du verre à moitié plein ou à moitié vide. D’autres mesurent les progrès accomplis ces cinquante dernières années, et se disent que ç’aurait pu être pire.
J’écarterai pour ma part ce genre de commentaires de gens (hélas) résignés à leur sort.
J’avancerai plusieurs choses : Les riches ne me gênent pas, mais le grand nombre de pauvres est révoltant. Le Capitalisme est un système à créer très rapidement d’énormes richesses, mais il ne les redistribue pas. Les Etats, par le biais de la fiscalité participent à une redistribution timide, utilisant comme alibi qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils n’ont pas le contrôle du monde de la finance. A cela s’ajoutent des slogans éculés sur la liberté d’entreprendre, la compétitivité, l’efficacité, et bien d’autres idées-valises. La politique servant de paravent à ce qui existe et qui est déplaisant.
Entre temps, le temps passe. Et c’est là l’essentiel : le temps, gagner du temps et laisser faire un système qui concentre les richesses entre de moins en moins de mains (même si le nombre de milliardaires augmente).
Que faire alors ? Capter les surplus engendrés par la machine et les rediriger vers des activités qui profitent au plus grand nombre. Mais, la grande défaite historique c’est que le Capital est devenu encore plus international et que le travail est resté sédentaire (ou presque). Au niveau de la planète, tant que l’espace et le temps seront libres pour la finance sauvage, le ciel sera la limite. Et pour faire de la politique, il faut de l’argent : CQFD. Quant à l’espace politique, il reste confiné dans les frontières, bien au chaud, à mijoter les vieilles recettes indigestes.
Il semble que dans l’anesthésie et l’impunité actuelles dont jouissent les politiques, les choses vont continuer. A preuve, le bonneteau électoral qui se profile à l’horizon. A moins que ... Les français sont-ils vraiment prêts à l’aventure du changement ? Pas sûr.