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Commentaire de Milla

sur « Nuit dehors » à Saint-Denis : quand les citoyens passent à l'action contre les trafics


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Milla (---.---.1.10) 26 avril 2016 12:22

2008 : l’argent liquide de la drogue utilisé pour sauver les banques

Antonio Maria Costa, directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC), a souligné, dans une interview accordée le 27 janvier 2009 à l’hebdomadaire autrichien Profil , le rôle de l’argent de la drogue dans le renflouement du système financier. Nous en présentons ici un extrait :

Le trafic de drogue en ce moment pourrait être la seule industrie en croissance, avec peu de chômage. L’argent qui est fait revient seulement en partie dans les activités illégales, en partie en Asie et en Amérique du Sud, où il est utilisé pour acheter des politiciens ou des élections, ou pour financer des insurgés comme les Talibans en Afghanistan, les Tigres Tamouls au Sri Lanka ou les FARC en Colombie, par exemple. (...)

[Le reste de l’argent] est injecté dans l’économie réelle grâce au blanchiment. Nous ne savons pas combien, mais le volume est imposant. En tant que tel, du point de vue des effets macro-économiques, il s’agit seulement d’apport en capital d’investissement. Il y a des indications montrant que ces fonds ont terminé dans le secteur financier, qui s’est trouvé sous une énorme pression au cours du deuxième semestre de l’année dernière. (...)

Dans de nombreux cas, l’argent de la drogue est actuellement la seule source de liquidité disponible pour acheter de l’immobilier, par exemple. Pendant la deuxième moitié de 2008, le manque de liquidité étant le principal problème du système bancaire, ces capitaux liquides sont devenus un facteur important. (...)

Nous devons considérer l’interdépendance entre la drogue et la criminalité ; toute autre approche serait irresponsable. (…) La légalisation provoquerait inévitablement une forte augmentation de la dépendance à la drogue. (…) [Lorsque les Britanniques donnèrent plus de 100 millions d’euros pour compenser les fermiers afghans pour leurs récoltes d’opium], cela eut l’effet opposé. En un an, la culture avait doublé car les fermiers savaient que si les trafiquants n’achetaient pas leur opium, alors ils se disaient « j’obtiendrai mon argent des Britanniques ».

Le narco-renflouement des banques, n


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