On est déjà capable de vous tracer par votre téléphone (géolocalisation, conversations, messages, etc.), connaitre vos habitudes de consommation avec vos achats par carte bancaire ou sur internet, savoir ce que vous regardez sur Internet ou à la télévision (la télé par box ADSL, contrairement à la télé diffusée, permet de tout savoir), connaitre votre façon de raisonner par vos dossiers professionnels, savoir comment vous allez par vos dossiers de sécurité sociale, etc.
Alors arrêter de vous moquer du monde en criant à la protection de votre vie privée. Il y a bien longtemps que vous avez renoncé à celle-ci pour jouir du confort moderne.
Vous voulez préserver votre vie privée ? C’est simple : renoncez à l’électricité, au téléphone, à la carte bancaire, à Internet, à la propriété, et demandez à avoir le statut de mort civile. Vous ne tiendriez pas 1 semaine.
Bon, l’aspect ridicule des contestations sur la vie privée étant établi, on peut passer à des sujets plus sérieux concernant Linky.
Le souci que j’y vois réside dans les nouveaux usages que Linky va permettre. Et comme d’habitude, pour toute nouvelle technologie, il y a du bon et du moins bon.
Le bon, c’est que le développement des appareils connectés va permettre d’optimiser les consommations d’énergie, de développer de la domotique chez les particuliers et des automatisations avancées dans les entreprises.
Le moins bon, ce sont les nouveaux moyens qui sont ainsi fournis à l’administration pour imaginer de nouvelles taxes (et ils adorent ça, nos administrateurs, créer de nouvelles taxes. Surtout si elles portent leur nom). Je pense, par exemple, à la voiture électrique, dont la volonté politique affichée est d’en développer l’usage : davantage de voitures électriques, c’est moins de véhicules à pétrole, et donc moins de taxes sur les carburants à percevoir : c’est un gros manque à gagner pour l’Etat ! Or, avec Linky, une borne de recharge de voiture communiquante pourra permettre de définir quelle part de notre consommation électrique a servi à l’usage domestique, et quelle part a servi à recharger le véhicule : on peut donc y appliquer une bonne grosse taxe qu’on justifiera par le financement de campagnes de sécurité routière (ça marche toujours bien, ça, l’argument de la sécurité), l’entretien des routes, l’aide au développement des véhicules à « énergies propres » (lol) chez les constructeurs automobiles, etc.
Pour moi, le vrai danger, il est là : Linky, c’est la porte ouverte à plein de nouvelles taxes débiles selon l’usage que l’on fera de l’énergie électrique.
Mais l’histoire de la protection de la vie privée... Arrêtez donc avec cette blague ridicule...