@L’enfoiré
Si vous ne l’avez
pas encore remarqué, nous sommes dans l’ère de l’intelligence
artificielle.
Techniquement
c’est inexact : les logiciels conçus par les informaticiens donnent
aux machines l’apparence de l’intelligence, mais ce n’est qu’une
apparence.
J’ai
moi-même écrit un programme en son temps qui composait des
problèmes pour le jeu Mastermind : la machine donnait la suite de
ses coups - le premier coup étant évidemment au hasard . Elle
paraissait d’une intelligence logique parfaite.
Elle
s’arrêtait à l’avant-dernier coup, et demandait au joueur humain
d’écrire l’unique combinaison qui pouvait convenir avec les coups
précédents.
Évidemment,
elle ne « réfléchissait » pas, pourtant, elle paraissait
« intelligente » avec une logique totale.
En
fait le programme jouait sur la vitesse de tri du processeur pour
passer en revue toutes les combinaisons compatibles avec les
résultats précédents avant d’en choisir une au hasard parmi elles,
et s’arrêtait quand il n’en restait plus qu’une dans la liste.
On
pourra parler d’intelligence artificielle le jour où l’ordinateur
pourra « comprendre » un texte, c’est-à-dire en extraire les
idées, le résumer.
Pour
cela il faudra inventer un langage compréhensible par l’homme mais
ne comportant aucune ambiguïté : aucune langue naturelle n’est sans
ambiguïté. Il faudra en particulier que les fonctions grammaticales
des mots soient explicites.
Ce sont les
machines qui vont régler la production.
Les
actionnaires-rentiers ne laisseront les machines régler la
production que si cela augmente leurs profits ! Sinon bien sûr, ils
resteront les maîtres dans les entreprises ! Faut pas rigoler, quand
même, avec leur argent !