Je ne sais plus trop
ce qu’Emmanuel Todd entendait par révolutionnaire : ce
sympathique personnage voit plus volontiers le bon côté des gens et
des événements, il attend souvent des conséquences mécaniques de
situations scabreuses ( et en l’occurrence sur le temps long il n’est
pas du tout exclu que ses prévisions trouvent une forme de vérité
sans Hollande évidemment qui aura laissé passer le train de
l’histoire mais enfin qui pouvait sérieusement imaginer que ses
tâtonnements le conduirait au quai ? )
Il met aussi, en
dépit d’une évidente bonne volonté, un certain temps à
s’apercevoir qu’il a été leurré mais au moins ses dents n’en sont-elles que plus affûtées.
Mais tout de même
il faut bien considérer que Hollande en poussant le PS dans le
marécage du réformisme néo-libéral qui réforme pour le plaisir
esthétique de réformer sans se préoccuper des conséquences de ses
élucubrations a réussi une manière de révolution : dans ce
pays même la gauche est maintenant à droite et, éberluée devant
des discours indistincts où Républicains et Socialistes se
disputent sur le sexe des anges, la population ayant perdu ses saints
à honorer se livre à ses vieux démons qui consistent à battre sa
coulpe sur la haine de l’étranger ou de l’ennemi extérieur.
Comme la révolution
est carrément de droite, la contre-révolution doit nécessairement venir de Gauche
( de la Gauche de la Gauche )
Et comme sœur Anne….