@alinea
Votre description de Hollande en fait le larbin parfait de l’ OTAN. Mais il n’est pas le seul, Sarkozy et Juppé aussi, ont mis la main dans le pot de confiture de l’ingérence militaire...
Cf le chapitre sur « les ambitions coloniales de la France »."(...)
Alors que le président Nicolas Sarkozy avait invité son homologue
syrien, Bachar el-Assad, aux cérémonies du 14 juillet 2008 aux
Champs-Élysées en célébrant ses avancées démocratiques, il négocie avec
les États-Unis et le Royaume-Uni le remodelage du « Moyen-Orient
élargi » en 2009-10. La secrétaire d’État Hillary Clinton le convainc de
relancer le projet colonial franco-britannique sous la guidance
états-unienne, c’est la théorie du « leadership par l’arrière ».
Le 2 novembre 2010 —c’est-à-dire avant le « Printemps arabe »—, la
France et le Royaume-Uni signent une série de documents connus comme les
Accords de Lancaster House. Si la partie publique indique que les deux
États mettront en commun leurs forces de projection (c’est-à-dire leurs
forces coloniales), la partie secrète prévoit d’attaquer la Libye et la
Syrie, le 21 mars 2011. On sait que la Libye sera attaquée deux jours
plus tôt par la France, soulevant la colère du Royaume-Uni qui était
ainsi doublé par son allié. L’attaque de la Syrie n’aura, par contre,
jamais lieu car le commanditaire, les États-Unis, changera d’avis.
Les Accords de Lancaster House ont été négociés pour la France par
Alain Juppé et le général Benoît Puga, un partisan enragé de la
colonisation.(...)
La partie secrète a été révélée par Roland Dumas : les Anglais préparaient une intervention en Syrie deux ans avant les manifestations.