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Commentaire de philippe baron-abrioux

sur Faut-il rétablir le service militaire ?


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philippe baron-abrioux 22 juillet 2016 09:58

@Rincevent

 BONJOUR RINCEVENT ,

 votre commentaire réfute l’argument du « brassage des populations » ,soit .

 EN août 1974 , j’ai reçu ma convocation ,appel sous les drapeaux pour effectuer mon SERVICE NATIONAL ; j’avais 23 ans j’étais sursitaire,me remettais de ma quatrième jaunisse (hépatite ) et j’avais hérité d’une exploitation agricole 2 ans auparavant sur laquelle travaillait avec moi un salarié à plein temps depuis plusieurs années .
 j’ai demandé à être exempté du service national en arguant du fait que mon absence sur cette exploitation risquait de la mettre en péril et donc menaçait l’emploi de cet employé .
 
 j’étais issu d’un milieu bourgeois ,favorisé et mon père avait été militaire de carrière . j’ai été incorporé avec d’autres sursitaires ( avocats ,ingénieurs , chercheurs universitaires , dont un basque ,Philippe Bidard , séparatiste,membre de l’E.T.A, recherché plus tard pour crime) .

 d’autres recrues à qui le choix avait été proposé entre emprisonnement et « service national long » . enfin quelques ultra-marins venus de Polynésie .

 le régiment ,infanterie de trois compagnies de commandos de combat , D.O T (défense opérationnelle du territoire ) . D’entrée affecté au P.E.G (peloton élèves gradés ) que j’ai refusé,donc affecté en section commando .

c’est cette année là que j’ai rencontré( ET DECOUVERT) des jeunes de mon âge qui étaient illettrés .

 avec un camarade de ma section qui était prof d’histoire- géographie , nous leur avons proposé pendant les semaines d’alerte en particulier , de travailler avec eux pour un apprentissage de la lecture et de l’écriture .

une salle a été mise à notre disposition avec l’aval du capitaine et quelques camarades sont venus , peu nombreux au début puis un groupe d’une douzaine au bout de deux semaines environ . nous avons ainsi continué jusqu’à la fin de notre service .

 un commentaire posté fait aussi mention de la solidarité qu’il y a découverte / je confirme que je l’ai aussi perçue dans notre section ;les marches commando ,de jour et de nuit avec sac à dos de 20 kilos ,plaque de base de mortier de 81 (pour moi ) ,et fusil ne se font pas toujours sans que les organismes lâchent et que des camarades vacillent ;nous prenions une partie de leurs charges .

 pendant ce service ,j’ai aussi rencontré les « aspis » ,élèves officiers ,sous lieutenants , dont un qui fut un temps mon chef de section et prenait un malin plaisir à humilier les plus faibles . je l’ai retrouvé en 1981 douanier à Roissy , à mon retour de Santiago :j’en ai profité pour lui rappeler ses brimades et lui répéter le mépris que je lui avais déjà indiqué sous l’uniforme .

 je comprends les propos de certains et les votres qui voyaient les bacs + bien au chaud dans les bureaux :pas tous ,la preuve surtout si on essaie de faire de ces périodes autre chose que boire, fumer et tuer le temps .

 bonne fin de journée à tous !

 P.B.A

 

 

 

 


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