Une activité, particulièrement si elle est industrielle, sans déchets n’existe pratiquement pas.
Les déchets, à commencer par les déchets ménagers, posent toujours un problème. D’autant plus lorsqu’ils sont toxiques (ou bien génèrent des bactéries et virus). Le nucléaire n’a évidemment pas le monopole de la toxicité. La Chimie et la Biologie sont deux domaines qui produisent de genre de déchets.
L’Industrie nucléaire, il faut reconnaître que c’est aussi sous l’action d’organisations de défense, s’est préoccupée assez tôt, après une période un peu irresponsable, de ses déchets.
Le traitement des déchets nucléaires comprend actuellement la séparation, le conditionnement et le stockage surveillé. Dans le domaine des déchets toxiques, le nucléaire est le plus encadré par des normes avec un volet législatif important : décrets, Loi Bataille de 1991, complétée en 2006.
La gestion contrôlée par la Loi sur les déchets nucléaires va beaucoup plus loin que pour les autres types de déchets, avec le projet de les éliminer. Ou du moins de créer des unités d’élimination dans la chaine de recyclage des radionucléides.
L’élimination des déchets nucléaires prend la forme de deux voies : la combustion et la transmutation.
Pour les éléments radioactifs les plus ennuyeux soient ceux à Haute Activité et Vie Longue (HA-VL) constitués de produits de fission et d’actinides mineurs, les deux voies doivent être mise en œuvre.
Pour les actinides les mécanismes de fission, transmutation devraient être activés dans des réacteurs rapides. Effectivement dans un réacteur type Super Phénix, tué par la bêtise humaine et le clientélisme électoral qui mine notre démocratie (pas étonnant de voir monsieur Cabanel dans ce triste bord de liquidation de notre potentiel national) éliminait ainsi une partie des actinides qu’il créait lors de son fonctionnement. Rappelons à ce sujet que Super Phénix a fonctionné correctement pendant une année pleine avant son assassinat. Donnée qui a évidemment été cachée aux gens en totale complicité entre les anti nucléaires et les médias du système.
Apparemment les russes ont un projet de réacteur rapide au plomb de 300 MWe dédié à la combustion des actinides.
Ce volet du traitement des déchets devrait faire l’objet d’études avec des réacteurs expérimentaux.
Mais ces études sont étouffée par la coalition écolo-socialiste (c’est d’ailleurs cela la vraie réalité de l’éco-socialisme projeté par Mélenchon) qui sévit dans notre pays depuis des décennies.
Dans un cycle des déchets comprenant leur élimination la logique demanderait d’avoir des stockages intermédiaires subsurface.
Dans la mesure où le système écolo néo libéral tue cette filière (créatrice d’emplois de haut niveau), il est nécessaire de se rabattre sur un stockage permanent type profond.
Qui ne pose pas de problème majeur de sûreté (les arguments contre sont soient folkloriques, soient de science fiction délirante. D’autant qu’il ne faut vraiment assurer la sûreté que pendant quelques centaines d’années avant de retomber sur une activité faible).
Donc cette solution non satisfaisante de stockage profond, coûteux, résulte de l’action politique du système où l’écologie politique sert de façade au néo libéralisme.