@rosemar
La violence est partout. Certes.
Mais quand on discute avec des enseignants ou que l’on vous lit, on se trouve face à un même constat : la dégradation des conditions de travail due à l’augmentation de la violence, au refus de l’autorité.
Comme l’école est quand même un des lieux principal de la formation des nouvelles générations (les nouveaux élèves sont les enfants des anciens élèves) on est en droit de se poser la question de la responsabilité de l’école dans cette dégradation.
Comme de plus, et malgré vos dénégations, l’école est le principal vecteur de l’idéologie de la république - Voir à ce sujet de qu’en dit Peillon, l’école comme moyen d’arracher l’enfant à ses aliénations familiales et sociales - il faut quand même se poser la question de savoir s’il n’y a pas cause à effet.
Je ne dis pas que c’est nécessairement le cas, bien que le pense, mais se poser la question est pour le moins légitime.
Vous dites que l’éducation et la culture ont pour but de canaliser la violence.
L’éducation certainement, mais l’école y a renoncé, puisque se ne serait que le rôle des parents, même lorsque ceux-ci seraient déficients, en raison par exemple d’une acculturation liée à la condition d’immigrée mais la culture certainement pas : vous pourrez mettre dans le crâne de n’importe qui autant de science et de connaissance que vous voudrez vous ne transformez jamais un mal élevé en bien élevé.
Je vous invite et j’invite les lecteurs à lire la thèse d’histoire de madame Georgette Mouton « Jeunesse et genèse du Nazisme » qui montre que la question de la violence n’a rien à voir avec la culture - les nazis étaient cultivés - mais avec l’éducation.
Voir également des enfants sans foi ni loi
« La jeunesse invente, par la violence, l’autorité qu’elle n’a jamais subie » Georgette Mouton.
Question :
L’école d’aujourd’hui est-elle en train de former les nazis de demain ?