@epicure
"le problème c’est que tu ne réponds pas
à ce que je dis."
Ce que j’ai
écrit, à savoir : « Le problème, c’est que ça ne marche pas. Les résultats ne sont à la hauteur ni des espérances
ni des objectifs de la planification. » s’applique à toutes les expériences passées,
présentes et à venir.
Je
rappelle également ce paragraphe, dont la réalité est tout aussi universelle,
et que tu as sauté à pieds joints : « On notera aussi que la
planification collectiviste exclut pratiquement tout recours à la démocratie,
puisque la démocratie, c’est la discussion, c’est la contestation, c’est la
remise en cause, et qu’une fois le Plan élaboré, jusque dans ses moindres détails
- ce qui n’exclut évidemment pas les erreurs, les omissions et les
cafouillages -, sa remise en cause même partielle peut provoquer une
paralysie létale de tout le processus pinailleusement élaboré. »
« …concerne uniquement le maoïsme, qui ne correspond pas à la définition
du socialisme. »
Pas uniquement le maoïsme, mais également le castrisme.
Passons… Et si « on » dit que le maoïsme et le castrisme ne
correspondent pas à la définition du socialisme, c’est uniquement parce que ça
a foiré, je ne suis pas dupe.
« Ce qui fait que ce qui
s’est approché le plus du socialisme c’est son dérivé réformiste : la
social démocratie, avec ses libertés individuelles, ses préoccupations
sociales, les indices GINI ( mesure de l’inégalité des revenus ) les plus
bas, etc.... »
Il ne reste donc plus qu’à expliquer pour quelles
mystérieuses raisons, cette si prometteuse idéologie finit inéluctablement,
partout, par se cracher au fond des urnes. A telle enseigne, qu’on finit par se
demander si le véritable intérêt du prolétariat, ne résiderait pas dans l’instauration
d’un parti unique ?
« Le socialisme c’est
toute une conception de la société orientée vers l’émancipation de l’humain.. »
Ce genre de formule, ça faisait bicher au temps de Marx, d’Hugo
et de Zola, mais maintenant l’émancipation de l’humain, tout le monde s’en
cogne, parce que marner pour un patron, ou marner sur une machine dont on est « copropriétaire »,
au titre de la propriété collective des moyens de production, c’est toujours
marner !
Depuis qu’il a compris ça, le prolo, il en croque plus et voilà
tout.