Comment donc faire pour que le peuple ne puisse jamais manger à sa faim
pour qu’il consacre son quotidien à la recherche de sa pitance (oubliant
donc la politique), mais qu’il puisse trouver juste de quoi s’alimenter
pour rester maitrisable.
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à l’auteur
Vous n’auriez donc jamais lu Marx, et la définition qu’il donne du prolétaire ? Le prolétaire est celui qui, à la différence de l’artisan, ne possède pas ses outils. Il ne dispose que de sa force de travail, et il la vend au capitaliste. Si en échange de son travail on ne lui donne pas de quoi se nourrir, il crèvera ; à tout le moins, son travail deviendra moins efficace. Il faut donc qu’il puisse se nourrir et se vêtir, et fabriquer aussi, pendant le peu de temps qui lui reste, d’autres petits prolétaires. La question du salaire se résume donc à un problème d’optimisation. Pas question de payer le prolétaire au prorata des richesses qu’il produit, de la valeur qu’il ajoute par son travail aux matériaux bruts qu’il a à transformer : c’est le capitaliste qui va tout rafler. Le prolétaire produit de la richesse, mais il ne reçoit que le minimum nécessaire à sa subsistance. C’est ça, selon Marx, l’exploitation capitaliste. La description est assez juste, il faut le reconnaître, mais je ne vois pas très clairement ce que vous apportez de plus avec votre concept bien difficile à prononcer.
Cela dit, j’ai lu Marx comme tout le monde, mais c’est beaucoup trop simpliste pour que je m’en sois jamais réclamé !