La politique américaine de l’administration Obama prenant
quelques distances avec l’Arabie saoudite et visant à privilégier
les chiites iraniens qui représentent pourtant un danger bien plus
considérable, commence à apparaître de plus en plus clairement
comme une erreur à ceux-là mêmes qui l’avaient promue.
Cette
politique imbécile, en tous points comparable à celles des alliés
à la conférence de Münich en 38, aura contribué à créer pour
Israël un danger vital. Il y a une centaine de milliers de missiles
qui sont actuellement pointés, au nord du Golan, sur les villes
israéliennes. Le dôme de fer s’était montré extrêmement efficace
lorsqu’il s’était agit de détruire quatre ou cinq missiles en même
temps, mais on peut se demander ce qui arriverait dans le cas d’une
attaque massive. Or, la question n’est pas de savoir si les
abrutis du Hezbollah lanceront une attaque, mais seulement
d’essayer de prévoir quand elle aura lieu. Certes, Ils sont encore
très occupés du côté de la Syrie où ils ont essuyé des pertes
sévères, mais la rationalité n’est pas ce qui commande ses sortes
de fanatiques, et tout peut arriver. Derrière le Hezbollah, il y les
ayatollahs iraniens, ces héritiers directs de l’idéologie nazie,
dont les prétentions génocidaires en ce qui concerne Israël n’ont
jamais varié depuis depuis Khomeini.
Les Américains savent
très bien que si Israël s’effondrait, la ruine d’une Europe envahie
déjà par l’obscurantisme islamique ne serait plus très loin, et
ils ne tarderaient pas non plus à en payer eux-mêmes très
lourdement les conséquences. Dès lors, ils essaient de colmater
aujourd’hui les brèches qu’ils ont ouvertes hier dans la sécurité
de plus en plus précaire du système global. Quand on est en Europe et qu’on
paraît vouloir critiquer cette réparation tout à fait minimale, ce
bricolage, c’est qu’on n’a même pas conscience de son propre
intérêt. Cela me rappelle l’époque où le même auteur se
gaussait, à quelques jours du massacre de Nice, des précautions
qu’on entendait prendre pour renforcer la sécurité des Français
sur les plages de l’été. C’est que nous sommes désormais, hélas,
dans une situation où le pire est toujours certain.