@Spartacus
Le démantèlement des éléments historiques constitutifs du logement social allemand est donc à l’œuvre.
Après le statut d’utilité publique, la privatisation du logement social
communal, c’est au tour du logement privé à utilisation sociale
temporaire de se voir remis en cause. Alors qu’il fournit au logement
social allemand l’une de ses caractéristiques et originalités, en ce
qu’il est majoritairement neuf.
Depuis 2001, et l’entrée en vigueur
d’une nouvelle loi sur la construction de logements neufs, les
conditions pour obtenir le soutient de l’Etat sont beaucoup moins
contraignantes. De plus, ce système incite les constructeurs à augmenter
les prix de l’immobilier, les pouvoirs publics prenant les coûts à leur
charge. Depuis 2003 et au-delà de 15 ans de contrat, l’Etat se désengage totalement du financement de ces logements sociaux.
Les loyers auraient dû exploser afin que les propriétaires bénéficient
d’un retour sur investissement mais le marché locatif allemand étant
moins tendu qu’ailleurs, les prix n’ont subi aucune inflation.
Par ailleurs, l’obligation de louer les logements construits à des revenus faibles n’a plus cour. « Cette
nouvelle logique contractuelle risque de limiter très largement le
renouvellement de l’offre de logements sociaux en utilisation
temporaire. » Les logements encore sous le coup de ce système vont
intégrer le marché privé sous peu. On peut donc craindre que ces
logements, passés aux locatifs privés, ne seront pas remplacés par des
logements neufs d’ « utilité sociale temporaire ».
toujours aussi nul crassus.