Bonjour Fergus.
Votre analyse est juste, mais hélas, aucune prophylaxie ne
met la population à l’abri de ces malades qui troublent l’ordre public et
risquent, par contagion, de contaminer les citoyens les plus fragiles.
Parmi les personnes qui s’adonnent à la course aux mandats,
certaines développent une pathologie : être élu devient une maladie ou une
dépendance se traduisant par une impulsion incontrôlable à présenter sa
candidature. La dépendance est caractérisée par un état de besoin impérieux de serrer
des mains ou parler à des journalistes, et par la nécessité d’en augmenter la
fréquence ou la dose afin d’en maintenir l’effet et d’éviter l’état de manque
(malaise, angoisse).
Sur le plan sanitaire, le débat s’articule autour de deux
conceptions opposées.
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D’un côté, une position défendue par les médias
américains et européens, pour qui cette pathologie s’appellerait « démocratie
représentative », et selon eux il n’y aurait pas lieu de les réglementer
en interdisant aux grands malades l’accès aux listes électorales.
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D’un autre côté, il y a ceux pour qui une
réglementation à ce niveau peut limiter substantiellement le nombre de mégalos
et pervers, et par là même, les coûts sociaux importants qui sont associés à
cette psychopathologie. Ils préconisent l’institution du « mandat
impératif », destiné à remettre en cause le siège de l’élu en contrôlant
et en évaluant son action par rapport à son programme.