@alinea
La dégringolade a commencé bien avant.
- Le premier coup d’arrêt aux espoirs des « forces vives » a été la collaboration de quatre ministres communistes dans le deuxième gouvernement Mauroy en 1981. Un certain désarroi était apparu dans les rangs de l’organisation qui venait de vendre son âme en privilégiant la compromission (et non pas le compromis) pour quelques plats de lentilles (les gamelles ne se sont jamais vidées depuis pour les héritiers sénateurs). Mais c’était une hémorragie interne, l’organisme souffrait mais les symptômes n’étaient perceptibles à l’extérieur que par des observateurs entraînés.
- Le second coup d’arrêt a été l’implosion de l’Union Soviétique en 1991. Une étoile disparaissait dans le ciel pour plusieurs générations de braves gens qui se sont réveillés brutalement. Et, au lieu d’analyser les causes de cette disparition,et les erreurs commises, au lieu de devenir enfin adultes, autonomes et indépendants, les apparatchiks français, qui avaient collé au Kremlin comme les Young leaders collent à la Maison Blanche, se sont accrochés à leurs mandats de notables et utilisé les dernières volontés pour coller des affiches qui avaient changé de couleur.
Depuis, la glisse est toute schuss. Pour les nostalgiques, il reste la fête de l’huma, lieu de rencontre rituel pour se raconter une fois par an ses souvenirs d’anciens combattants.