…Comment peut-il encore, après avoir traité ainsi les travailleurs français, avoir le culot de venir quémander leurs voix ?
Parce qu’en vieux briscard de la politique, il sait qu’il y aura toujours des travailleurs suffisamment abrutis pour voter pour lui et ses semblables. Cogner sur les chômeurs « assistés », les Arabes qui viennent manger le pain des Français et la protection sociale qui « ruine la France », ça plaît beaucoup, chez les ouvriers qui, tant qu’à faire, voteront plutôt en masse pour leurs pires ennemis, les châtelains Le Pen, enrichis d’escroqueries, de rapines et de captations d’héritages (Ciments Lambert, entre autres [1]).
Communistes de toutes les boutiques, il serait peut-être temps de cesser enfin d’idéaliser la classe ouvrière. Parce que tant qu’il y aura du foot à la télé, des bières au frigo et du loto pour rêver à être riche, la classe ouvrière restera le cul dans son canapé. Si révolution il devait y avoir un jour, elle ne sera certainement pas le fait de la classe ouvrière. Au mieux, elle suivra partiellement, mais ne précédera jamais. Ouvrier moi-même, fils et petit-fils d’ouvriers, je pense pouvoir dire que je les connais bien. Ce qui n’est pas toujours le cas des communistes, qui ont une fâcheuse tendance à les rêver tels qu’ils les voudraient plus qu’à les voir lucidement tels qu’ils sont.
[1] Google est, parfois, ton ami…