@tf1Groupie
L’art est source de production parasitaire - ce qui signifie dans la bouche de Marx, que c’est une production bourgeoisie de luxe destinée à la bourgeoisie... où le prolétariat est parfois invité à s’intéresser afin « d’admirer » de loin ce à quoi il devrait aspirer (selon la bourgeoisie).
L’art le plus populaire offert aux prolétaires, par la bourgeoisie, est la pornographie.
La production artistique joue deux rôles dans la société bourgeoise de consommation :
a) distraire la bourgeoisie, lui renvoyer une image narcissique d’elle-même.
b) formatter - endoctriner le prolétariat - lui imposer ce qu’il doit « aimer », apprécier, le forcer à se soumettre, lui offrir une vitrine - érigée par la petite-bourgeoisie en cours de paupérisation et de prolétarisation - de ce que devrait être ses aspirations et ses convoitises (la vie des riches pense le petit-bourgeois) à l’image du subconscient du petit-bourgeois artiste en tout genre.
En tant que marchandise parasitaire et de luxe - le prix des marchandises artistiques n’est pas soumis à la loi de la valeur. En effet, une oeuvre ridicule de Picasso à 100 millions d’euros est sidéralement sur-évaluée... Mais ainsi le veux ce marché inter-milliardaires... un peu comme le marché des actions surcotées à la bourse en attendant de DÉVALUER.
Par contre, il en est dans le domaine des marchandises artistiques comme dans les autres domaines économiques sous bien des aspects du moins. En ce moment les chanteurs québécois sont menacés de disparaître à cause de la musique offerte en streaming qui leur retire leur petit marché, eux qui oeuvrent sur un petit marché national excentrique et exotique « des valeurs québécoises ». Les lois de l’économie générale s’applique ici aussi et la mondialisation aura raison de ces créateurs de « valeurs québécoises » (sic).
C’est la raison pour laquelle nous parlions de prolétarisation de la petite-bourgeoisie artistique au début de notre commentaire.