@adeline
Bonjour et merci de
votre article, à mon avis on ne peut pas faire un parallèle entre
l’usage d’armes létales par la police en action et la peine de
mort autrefois jugée.
Vous avez tout à fait
raison. Les jurés qui prononçaient la peine de mort pensaient
connaître les tenants
et aboutissants de l’affaire ainsi que la personnalité de l’accusé
qu’ils estimaient ne pas avoir de circonstances atténuantes ;
ils
étaient suivis en cela par le Président de la République qui
refusait le droit de grâce.
Cela
n’a pas empêché que des innocents soient guillotinés ou l’auraient
été sans doute sans l’abolition de la peine de mort qu’il s’agisse
de Christian Ranucci,
exécuté alors qu’il y avait un doute considérable sur sa
culpabilité, de Patrick Dils,
accusé du meurtre barbare de deux enfants et
qui a eu la faiblesse d’avouer un double homicide qu’il n’avait pas
commis, ou
de Omar Raddad,
le Marocain, accusé et
jugé sans preuve indubitable d’avoir tué
une dame âgée de la haute bourgeoisie, blanchi maintenant seulement par l’ADN.
Le policier, confronté
dans la rue à un ou
des délinquants
n’a pas ces éléments et,
comme on le dit justement,
ne peut pas se substituer à un jury d’Assises pour décider de qui
doit vivre et qui doit mourir.
Néanmoins, il
est parfaitement légitime qu’il ne soit pas entravé dans sa
légitime défense
ou celle d’une victime potentielle.
La règle pourrait
être d’autoriser l’usage d’armes de service si l’individu a fait feu
ne serait-ce qu’une fois
et quelle que soit la direction de son tir, qu’il utilise
donc une arme réelle (un certain nombre de braquages se font avec
des armes fictives et ceux qui les utilisent ne mettent pas
réellement la vie d’autrui en danger) ou qu’il a fait couler le sang
avec une arme blanche ou de destination, en essayant autant que
possible que le tir ne soit pas létal mais incapacitant.
Une commission
indépendante devrait enquêter systématiquement dans tous les cas.