@ Paul Villach
Votre article est intéressant, mais j’ai souhaité l’insérer dans son contexte dans mon premier post, ci-dessus : votre point de vue répond au discours ultra-libéral, et à lui seul.
Les penseurs ultra-libéraux contrôlent les médias (voir Qui bénéficie de la DADVSI ? http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=8923 ) et se réjouissent du fait que le débat sur leurs objectifs occulte toute autre vision de l’entreprise.
Vous dites : « J’essaie de faire entendre une représentation de l’entreprise qui ne soit pas exclusivement économiste. »
Les entrepreneurs dont la vision n’est pas seulement économiste existent : je les ai rencontrés dans des centaines de PME qui ne veulent pas « des »agents« spécialisés aveuglément soumis à son ordre hiérarchique » comme vous le vivez (si mal) dans l’éducation nationale, mais bien des collaborateurs capables de partager des valeurs humaines et aptes à faire face aux enjeux du quotidien.
J’ai été « pion » quatre ans. Mon épouse travaille dans une école. Peu d’entreprises sont aussi méprisantes envers leurs employés que l’Education Nationale française. N’en faites pas une généralité !
Je n’ai jamais rencontré d’entrepreneurs demandeurs d’une plus grande précarité ni d’une dévalorisation de la personne humaine. Ils n’ont en aucune façon la prétention de former des citoyens. À leurs yeux, le développement d’une entreprise n’est concevable que dans le maintien de la démocratie.
Tout autre est le discours ultra-libéral, le seul qu’un entrepreneur peut tenir à son banquier s’il veut obtenir de ce dernier qu’il lui escompte ses traites...