D’abord, je vous saurais gré de respecter mon opinion.
@NAMASTE
Je n’ai pas d’opinion, j’ai des points de vue toujours contingents et reconstructibles, et je ne voudrais pas avoir ce que vous me reprochez de « ne pas respecter ».
Il est de fait que je ne respecte pas le moins du monde votre opinion. Si je la respectais, je ne la contesterais pas, je l’approuverais même, et je voudrais bien savoir ce que deviendrait le débat d’idées en pareil cas. A la différence des fanatiques qui veulent tuer tout le monde, Il m’est tout à fait agréable que vous existiez avec des idées différentes des miennes, parce que j’aime bien la polémique, une sorte de guerre où personne ne meurt. Il n’y a aucune commune mesure entre le fait de démolir les opinions quand elles paraissent absurdes (ce que faisaient très bien les dessinateurs de CHarlie Hebdo) et celui de démolir les dessinateurs à la kalachnikov. Il aurait fallu les « respecter », eux qui ne respectaient rien, mais les respecter seulement physiquement, et je me demande si le mot « respect » en pareil cas est bien celui qui convient. Mieux vaudrait parler simplement de tolérance.
Le deuxième paragraphe de votre intervention contient un argument dont l’absurdité saute aux yeux immédiatement. Vous écrivez :" Si vous avez de bonnes raisons de croire que des ennemis potentiels vous attaqueront
le lendemain de votre désarmement partiel (qui n’est point une capitulation) on
peut estimer qu’ils vous auraient attaqué un jour, de toute façon.«
Tant que le rapport des forces vous était favorable (par exemple parce que vous disposiez de l’arme atomique et de gros bataillons), vous devriez dire non pas ils »vous auraient attaqué un jour« mais plutôt »ils ne vous auraient jamais attaqué« . C’est la logique même de la dissuasion. En revanche, si, demain, ils ne risquent plus grand chose à lancer une offensive, force vous serait d’écrire, distinguant entre le passé et le futur : »ils vous attaqueront nécessairement«
Vous avez dans le monde actuel des peuples pacifiques qui se contentent de défendre leur territoire sans plus vouloir l’étendre comme c’était le cas dans les siècles passés. Nous n’avons rien à craindre des Britanniques, des Espagnols, des Israéliens, des Japonais, des Suisses. D’autres peuples nourrissent en revanche des intentions belliqueuses qu’ils ne prennent même pas la peine de dissimuler : La Corée du Nord rêverait d’attaquer les Etats-Unis et construit des missiles à longue portée. L’iran fait de même et se propose de »rayer Israël de la carte du Temps« , selon une expression de Khomeiny répétée à l’envi par ses Ayatollahs même pendant les discussions sur un »accord« nucléaire. L’Arabie Saoudite pousse doucement les pions du wahhabisme partout dans le monde. Les Frères musulmans rêvent d’exporter partout la charia, pacifiquement jusqu’à ce que le rapport des forces permette enfin de massacrer tous ceux qui s’y opposeraient. Les crétins de l’Etat Coranique, en deux ans, auront envahi des régions entières, massacrant autant qu’ils le pouvaient. La Russie de Poutine s’efforce de reconstituer son ancien empire, la Chine voudrait bien reprendre ses anciennes possessions. Bref, si on baisse un instant la garde, on est foutu.
Je vais encore prendre un exemple très significatif : il y a plus de cent mille missiles du Hezbollah pointés sur les villes d’Israël et contre lesquels le dôme de fer, dispositif essentiellement défensif, ne pourrait plus grand chose si une cinquantaine de ces engins étaient lancés en même temps. Faut-il que les Israéliens renoncent au dôme de fer ? Faut-il qu’ils envoient à la casse leurs chars d’assaut et leurs avions de chasse ?
Faut-il, en Syrie et en Irak, renoncer à reprendre Mossoul et Raqqa ? Pensez-vous qu’on pourrait obtenir l’assurance que les cons qui opèrent là cessent de vouloir exterminer les Yezidis et les chrétiens d’Orient ? Peut-on leur faire confiance ?
Après la conférence de Münich en 38, une foule de Parisiens attendait au Bourget le Président du Conseil français à sa descente de l’avion. Il venait de »sauver la paix« en négociant avec le Chancelier Hitler. C’était enfin le triomphe du pacifisme. Vous savez, je pense, le mot qu’on prête à un Daladier très lucide et sans illusions sur ce qu’il venait de négocier : »Les cons !"
12/01 22:56 - NAMASTE
@ Christian Labrune (SUITE ET FIN ) Nous ne sommes plus au temps de « une foi, une loi, un (...)
12/01 22:51 - NAMASTE
@Christian Labrune Bonsoir, Bien que vous me paraissiez plutôt à droite comme moi-même, il (...)
11/01 21:55 - NAMASTE
@Christian Labrune Amusons-nous donc de ce quiproquo. Le plaisir vaniteux de faire un bon mot (...)
11/01 21:42 - NAMASTE
@Harry Stotte .............l’explosion de la caldeira du Yellowstone..... Oui.
09/01 21:29 - NAMASTE
@Christian Labrune Le deuxième paragraphe de votre intervention contient un argument dont (...)
09/01 14:17 - Christian Labrune
Les pires ennemis de notre civilisation sont peut-être des gens qui en sont issus. @NAMASTE (...)
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