Un passage remarquable, au début de cet article, mais avec une « boulette » tout aussi remarquable... :
« Hamon prétend résoudre avec ce revenu universel le soi-disant recul du travail salarié en mettant à contribution la valeur produite par les « robots ». Niant ainsi une évidence, seul le travail humain est créateur de plus-value et tout l’enjeu est bien la répartition de la plus-value. Observons que l’éventuelle plus-value apparente générée par la robotisation n’est qu’une plus-value conjoncturelle, par effet de contraste avec l’activité salariée qu’elle concurrence (et non une plus-value structurelle et durable, susceptible d’alimenter un salaire de substitution). Une fois cette concurrence éliminée, le produit du robot tend vers la… gratuité, faute de créer de la valeur »
Assez bon résumé de la question... Sauf que ce n’est pas vers la gratuité, mais vers un profit nul, les coûts d’investissement, eux, restant à amortir !!!
Encore faut-il expliquer mieux le pourquoi du résultat. Dans une concurrence « libérale » déchainée, le prix de vente tend à se rapprocher « dangereusement » (...pour les profits) du prix de revient...
Au moment où la technologie atteint le même niveau pour tous les concurrents, il ne reste plus que la plus-value extraite de l’ouvrier pour faire un profit résiduel significatif, les coûts fixes étant égalisés entre tous les concurrents. Si l’ouvrier « disparait » remplacé par le robot, la même situation fait que tous les robots « travaillent » quasiment pour amortir les coûts fixes, le capital fixe, et rien d’autre...
C’est une situation limite et qui ne se produira pas de si tôt, vu les inégalités de développement entre les pays, les branches d’industrie et de services, etc...
C’est donc une fausse problématique, surtout si on considère qu’avec la crise les besoins sociaux élémentaires ne sont plus satisfaits, pour une partie croissante de la population.
Vu sous cet angle, il n’y a pas « surproduction », mais un décalage croissant entre forces productives et besoins sociaux réels. Décalage insoluble dans la logique du capitalisme.
Pour en sortir il faut donc commencer par en finir avec le capitalisme, et non pas de façon anarchique et démagogique, mais autour d’un projet restructurant un équilibre entre forces productives et besoins sociaux réels, et basé sur le partage du travail nécessaire pour les satisfaire.
Ce qui rend caduque toute nécessité d’un RU...
Le RU est donc bien un nouvel obstacle sur la voie du socialisme, malgré l’étiquette « officielle » du candidat Hamon. C’est même un obstacle encore pire que la loi El Khomri, surtout dans sa version Hamon, qui prévoit, dès sa première phase, la refonte du RSA, des allocations familiales et de logement, supprimées pour être « transfusées » dans le RU.
Et comme il ne commence qu’à partir de 18 ans, ont aura ainsi de jeunes mères célibataires contraintes de vivre avec ce RU, 600 € dans cette première phase, en tout et pour tout !
Même avec un seul enfant, c’est déjà impossible, et 600 € pour
vivre avec deux ou trois enfants, cela devient encore plus monstrueux...
Même avec les 750 € qui seraient atteints d’ici 2020 (...ou 2022, selon les dernières « versions »), ce ne sera pas réellement différent !
Bonjour le « progrès social » et le « socialisme », version Hamon !!!
Il est donc urgent d’ouvrir les yeux et de bouter ce kollabo hors du mouvement ouvrier !
Luniterre
08/02 17:17 - jpm
@Luniterre encore une fois la planche a billets n´est pas ma tasse de the. Une distribution (...)
08/02 16:30 - Luniterre
@jpm "...Quantititave Money for People (et non plus pour les banques) peut etre une maniere (...)
08/02 14:16 - jpm
@Luniterre j´espere que vous aurez compris que je ne suis pas un partisan acharné de la (...)
08/02 13:59 - Luniterre
@jpm @JL Complément logique : Dans cette solution enfin réellement socialiste de partage du (...)
08/02 13:48 - Luniterre
@jpm @JL « ...desole pour la confusion que peut introduire les propos de Luniterre. En (...)
08/02 13:39 - hervepasgrave
@La Baudruche négrière patronale verdie Tu n’es que comme les autres il faut toujours un (...)
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération