@cathy
Vous connaissez bien votre De Gaulle avec son ultime argument : « L’Algérie nous coûte plus qu’elle nous rapporte. »
Effectivement, investir dans le développement d’un pays grand comme quatre fois la France et fort de 11 millions d’habitants, ça demande des sous.
Mais imaginez que le gouvernement fédéral US ait renoncé au même prétexte à son annexion des territoires de l’Ouest, qui appartenaient au Mexique, puis aux travaux d’infrastructure qui ont suivi.
Les USA n’auraient ni le pétrole du Texas, ni l’immense richesse de ce qu’est devenue la Californie, 7e puissance économique mondiale.
Or durant les années cinquante, une accélération des investissements agricoles s’est amorcée en Algérie, notamment dans les vignes. Selon tous les experts, l’Algérie avait le potentiel pour devenir le plus riche pays d’Afrique, le 3e producteur mondial de vins, en fait, une Californie africaine.
Mais l’Algérie a été « larguée » (dixit De Gaulle) avec le Sahara. Ainsi c’est le Texas, et bien plus qui a été perdu, par la même occasion.
Avec le gaz et le pétrole que nous avons détectés, trouvés et rendus exploitables, nous serions aujourd’hui autonomes en énergie et n’aurions pas besoin de nucléaire.
Amusez-vous à calculer le manque à gagner depuis 54 ans et pensez au grand visionnaire que fut De Gaulle ainsi qu’à la sagacité des Français qui l’ont soutenu.
Dommage que le même général n’ait pas dit également que l’arme nucléaire nous coûterait plus qu’elle nous rapporterait. Sans compter les investissement initiaux considérables, cette maudite bombe exige de nos poches, 5 milliards par an., soit 260 milliards depuis qu’elle a été mise au point.
C’est génial d’avoir une bombe capable de détruire peut-être un quart de la Terre, bien plus qu’un pays prospère avec des habitants qui y travaillent et n’ont pas besoin de s’exiler en métropole. Vive De Gaulle !