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Commentaire de Attilax

sur Coloniser les planètes pour sauver l'Univers


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Attilax Attilax 1er mars 2017 23:49

Le voyage interstellaire n’est pas pour demain, les distances sont si grandes qu’il faudrait des centaines, des milliers de générations pour les parcourir. Nos vies sont trop courtes. Tant qu’on ne saura pas aller à la vitesse de la lumière (c’est à dire se transformer en photons et donc « échapper » au temps), on ne pourra pas techniquement. Il a été démontré l’année dernière que seule la téléportation d’informations était possible, pas la téléportation physique, donc la solution ne viendra pas de là non plus. Et je ne parle même pas de l’usure du matériel utilisé pour le voyage... Rien que Proxyma, le système le plus proche de Sol (notre système), est à 4,2 années-lumière. Sachant que la lumière se déplace à environ 300.000 km/seconde, ça fait 662256000000 kilomètres. Aujourd’hui, en se servant de la gravité des planètes visitées, Voyager 1, se déplace à 55000km/heure, ce qui nous fait un petit 17km/seconde. Voyager a été lancé en 1977, elle sort seulement de notre système aujourd’hui (ce qui est un exploit remarquable). Je vous laisse calculer le temps du voyage jusqu’à Proxyma, qui comme son nom l’indique est pour ainsi dire la porte à côté...
En revanche, ce que nous devrions voir sous peu, c’est le début de la colonisation de notre propre système solaire, ce qui est en soi un début. La lune devrait accueillir une base scientifique habitée d’ici 20-30 ans, Mars reste apparemment une priorité pour 2040 (je ne sais pas trop pourquoi, il n’y a pas grand-chose là bas) et surtout, certains satellites de Jupiter semblent détenir de l’eau (eau=oxygène= + facile de survivre) et des hydrocarbures à volonté... De quoi motiver nos amis financiers.
Quand aux volontaires pour une mission sans retour, ils en ont déjà plein, pas de souci de ce côté-là.
Le transhumanisme peut aussi être une option, mais nous cesserions d’être des humains, je ne suis pas sûr de vouloir ça, je préfère rester simple mortel avec toute ma bidoche et mes imperfections.
Quand à la fin programmée de notre astre dans 4,5 milliards d’année, je vous proposer de nous accorder un ou deux milliards d’années de réflexion et on avisera à ce moment là... Avec un peu de bol, on aura peut-être trouvé comment vivre ensemble sans avoir besoin de dirigeants.


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