@Gilles Mérivac
Votre interprétation est volontairement biaisée.
Je ne prendrai qu’un
seul exemple – fort à la mode puisque, quand un parti est à court
d’idées ou qu’il perd sa crédibilité sur d’autres parties de
son programme, il suffit qu’il agite le grand Satan de
l’immigration pour reconquérir une place dans le cœur des
Français qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
« Nouveau
Code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et
automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la
naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent
d’acquérir la nationalité française au-delà de cinq ans de
résidence ».
De ce que je
considère une mesure de bon sens, vous tirez une vision
apocalyptique de masses en guenilles qui échouent - certains après une épopée maritime dont ni vous ni moi ne serions capables - sur le territoire
national et y survivent pendant 5 ans pour obtenir par la suite une
citoyenneté française qui ne leur servira en fait à rien ou pas grand’chose sinon à
rester dans les territoires perdus de l’apartheid.
En fait, pour pouvoir vivre pendant 5 ans – dans des conditions
difficiles voire dans un dénuement quasi total – il faut une
sacrée volonté et des ressources morales qui devraient faire de ces personnes
des citoyens de premier ordre et beaucoup n’y arrivent pas, ce qui résout votre problème.
Et si, à l’inverse, on a réussi à force de persévérance et de travail à faire son nid dans la communauté nationale, on a bien mérité de pouvoir, si on le désire, obtenir la nationalité du pays dont on aide à la prospérité.
Cela changerait des larves qui
éructent des « nous sommes chez nous » dans
certaines réunions de bas de plafond.