@jakem
Il y a au moins un point sur lequel je suis d’accord avec vous : la frontière entre la pauvreté et l’aisance n’est pas évidente à tracer, pas plus que la frontière entre l’aisance et la richesse excessive. Par contre, je ne vois pas très bien comment on peut justifier que certains gagnent 50 fois plus que le SMIC (et parfois beaucoup plus). Je ne vois pas non plus comment on peut justifier que les 10 % les plus riches aient la moitié du patrimoine d’un pays. Si encore cette richesse était utilisée pour l’intérêt général... Mais cet excès de richesse alimente l’exploitation des salariés, ainsi qu’une spéculation effrenée qui met en danger les entreprises, quand ce n’est pas l’économie mondiale.
Et puisque vous parlez de totalitarisme, je ne sais pas ce que Poutou ferait si jamais il arrivait au pouvoir. Aurait-il compris les leçons du 20ème siècle et s’abstiendrait-il d’instaurer une dictature ? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que nous vivons actuellement sous une dictature particulièrement nocive, qui est celle de la finance. C’est elle qui contraint beaucoup d’entreprises à licencier ou à se débarrasser de certains secteurs d’activité de manière à satisfaire la gloutonnerie des actionnaires (15 % de rentabilité sont exigés, bien souvent). C’est elle qui, avec la complicité d’institutions comme la BCE ou la Commission européenne, fait pression sur les Etats pour qu’ils dérèglementent le marché du travail et privatisent à tout va.... C’est elle que François Hollande avait désignée comme son « véritable adversaire » avant de se coucher devant elle comme un bon toutou qu’il est (ou, ce qui est plus probable encore : comme un complice de longue date).