@ Nicole Cheverney
Mais cela tient debout puisque Mélenchon est européiste.
Il faut relire les insanités qu’il a balancé à ses collègues sénateurs communistes farouchement anti maastricht en 92 pour justifier Maastricht, l’euro, la fondation de l’entité Union Européenne et la politique atlantiste de sécurité et de défense commune. Il voit dans ce traité ’un bon compromis de gauche’.
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article258
Qu’est-ce que la gauche de Mélenchon et qu’est-ce donc qu’un bon compromis de gauche pour lui ?
’Aucune cause franco-française, à plus forte raison
aucune cause de lutte politicienne ne parvient au niveau auquel se
situent les enjeux de Maastricht. S’il en résulte un peu de désordre
parmi vous, nous ferons avec !’
’[...] l’intégration (cf. dans l’Ue = l’abandon de la souveraineté] représente un plus pour nous ; la construction de la nation européenne est un idéal qui nourrit notre passion. Nous sommes fiers, nous sommes heureux de participer à cette construction.Nous sommes fiers de savoir qu’il va en résulter des
éléments de puissance, qu’un magistère nouveau va être proposé à la
France, à ma génération, dans le monde futur [...]’
’Il y va, je le répète, d’un enjeu de civilisation. [...] c’est l’avènement de la nation européenne porteuse de paix, de civilisation et de solidarité. Et nous ne serons jamais autant Français qu’en y jetant toutes nos forces.’
’Si j’adhère aux avancées du Traité de Maastricht en
matière de citoyenneté européenne, bien qu’elles soient insuffisantes à
nos yeux, vous devez le savoir, c’est parce que le plus grand nombre
d’entre nous y voient un pas vers ce qui compte, vers ce que nous
voulons et portons sans nous cacher : la volonté de voir naître la
nation européenne et, avec elle, le patriotisme nouveau qu’elle appelle.’
L’idéal mélenchonien, c’est sacrifier la nation française pour faire naître ex nihilo une nation européenne ; c’est dans ce but signer des traités m^me néfastes, qui causent des souffrances, qui jettent des personnes à la rue en disant ’s’il en résulte un peu de désordre parmi vous, nous ferons avec !’
Et bien sûr qu’il ne va pas tout fracasser, et bien sûr qu’il ne reviendra pas sur l’européanisation du droit français puisque pour lui c’est un progrès. Et le sens de ce progrès, c’est de faire un homme nouveau tel que défini ici : ’renvoie les
différences les plus essentielles – la fois, la langue, l’attachement
aux identités locales dans le domaine privé – pour ne reconnaître comme
sujet de l’histoire que le citoyen défini par les droits mutuels
universels.’