Commentaire tardif.
Je constate que la plupart des commentateurs n’ont pas besoin de se poser les questions que se pose l’auteur de l’article. Ils ont bien de la chance.
Auraient-ils accès, eux, à des sources indubitables ? Permettez-moi d’en douter.
Je les classe plutôt dans la catégorie des « Croyants ». Ceux à qui la Vérité a été révélée une fois pour toutes. Ceux à qui on a affirmé ceci ou cela, et qui y ont cru, et qui mettent leur points d’honneur à ne pas se déjuger, comme s’il était dégradant d’avoir été trompé, de s’en rendre compte et surtout de l’admettre.
J’ai vécu la période stalinienne. Moi aussi j’ai longtemps cru à la monstruosité du régime soviétique. Monstruosité qu’on nous a décrite à longueur de colonnes pendant toute ma vie. Monstruosité dont on n’a toujours pas le droit de douter.
Cependant j’ai appris, comme beaucoup d’autres, à recouper ce déluge d’informations, et comme beaucoup d’autres j’ai constaté combien ces informations étaient entachées de mensonges, d’omissions, d’exagérations etc, et cela curieusement toujours à charge. Et qu’on pouvait être condamné pour avoir simplement douté de ces informations.
J’ai aussi travaillé dans un métier proche de la publicité, et j’ai découvert que c’est une profession que de manipuler le public pour lui faire prendre des vessies pour des lanternes lorsqu’il y a un peu d’argent à gagner. Et quand il y en a beaucoup à gagner ?
Connaissant les hommes pour ce qu’ils sont, il est clair que tout, absolument tout, mérite qu’on se pose la question : Nous dit-on la vérité ? Toute la vérité ? Rien que la vérité ?
C’est là que le monde se divise en deux : Ceux qui acceptent de se poser ces inconfortables questions, auxquelles ils trouveront rarement une réponse sûre, et ceux qui choisissent d’accorder une confiance aveugle à des gens dont ils ne connaissent ni l’identité, ni les buts.
Il n’y a donc pas le camp du Bien (celui du monde occidental ultralibéral) contre celui du Mal (plus oriental et rétrograde avec ses religions d’un autre âge : Orthodoxes et Musulmans).
Les deux vrais camps sont celui de la Foi (Foi en ce qu’on vous montre à la télé, publicité et reportages biaisés) contre celui de la Recherche de la Vérité (qui pose les questions qui dérangent).
Or s’il est clair que le camp de la Foi peut être confondu avec celui du Bien, il est logique qu’il y ait aussi quelques coïncidences entre le camp du Mal et celui de la Recherche de la Vérité.
Mais ce n’est pas automatique.
Ne pas croire les médias sur parole n’implique pas nécessairement qu’on nie mordicus les (éventuels) crimes de Staline ni les (éventuels) crimes de Bachar Al Assad. Cela implique seulement que l’on n’accepte pas de prendre un reportage ( forcément douteux) comme une preuve définitive.
Si les juges d’une cour internationale ont tant de mal à prendre une décision pour condamner un supposé dictateur, qui sommes-nous pour asséner des certitudes qui ne sont même pas les nôtres ?
21/04 19:18 - sahb
@xana je dis, j’écris c que je veux, quand je veux, ni plus ni moins ! ça ne vous sied (...)
21/04 19:15 - sahb
21/04 19:14 - sahb
@xana j’ai encore un pb : qu’entendez-vous pas « dictateur » ?
21/04 10:25 - julius 1ER
Votre grand humaniste disait « un mort est une information, mille morts une statistique » Peut (...)
21/04 10:11 - julius 1ER
@JP94 je suis en partie d’accord avec ce que tu dis mais faut-il vraiment continuer à (...)
21/04 09:55 - julius 1ER
@Et hop ! et avant Torquemada et bien d’autres et le christianisme qui a tué tous les (...)
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