J’ai pris le temps d’une bonne première lecture de votre lien sur Bachelard. Un vrai bonheur, de la part de quelqu’un qui n’est pas bien disposé en général envers l’épistémologie. L’avant dernier paragraphe explique dix fois mieux que moi ce que j’essayais d’exprimer. J’aime bien le premier paragraphe, il complète bien Kant et ce qu’il a écrit sur Galilée d’après mes souvenirs, Bachelard parle de l’état d’incomplétude permanent des systèmes.
La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part des ombres. Elle n’est jamais immédiate et pleine. Les révélations du réel sont toujours récurrentes. Le réel n’est jamais « ce qu’on pourrait croire » mais il est toujours ce qu’on aurait dû penser.
Je préfère encore ce passage à Kant, il est brillant sur Galilée mais si je me souviens, on a le sentiment que son exposé est bâti sur une opposition « magmas de perceptions/observations » antérieur/« système fini et à la compréhension achevée », alors que Bachelard me parait plus souple (et conforme à la réalité actuelle).