@Christian Labrune
Je suis totalement en désaccord avec vous. Rousseau a écrit bien des choses discutables, mais je ne vois pas en quoi il y a quelque chose de totalitaire dans son Contrat social. La société qu’il décrit dans ce texte fondamental est égalitaire. Les masses n’y sont pas soumises à un parti unique qui vise à formater les consciences et à faire marcher tout le monde d’un même pas. Rousseau dit même qu’il faut interdire les factions, ou - si cela est impossible - faire en sorte qu’elles soient nombreuses et petites, de manière à ce que l’intérêt général ne souffre pas de l’influence de groupes de pression.. Et s’il existe une contrainte légale, elle n’est pas pire que celle qui existe dans les « démocraties » libérales : Rousseau dit seulement que celui qui ne respecte pas les lois sera sanctionné. Il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat.
Pour le « socialisme » des nazis, il faudrait faire la part entre les discours et la réalité. Les nazis ont reçu le soutien d’une part importante de la grande bourgeoisie industrielle allemande. S’ils avaient été vraiment socialistes, croyez-vous qu’ils se seraient si bien entendu avec Krupp et Siemens ? Certes, il y avait bien un fraction anticapitaliste : la SA. Mais elle a été rapidement mise au pas, et d’une manière plutôt violente....
Enfin, je soutiens que les dictatures se réclamant du marxisme ont en grande partie trahi leurs idéaux de gauche. On ne peut pas prétendre travailler à l’instauration d’une société égalitaire tout en créant des inégalités de pouvoir monstrueuses. La dictature du prolétariat, telle que Marx l’entendait, c’était la dictature de la majorité des travailleurs, imposant sa loi à la minorité bourgeoise. On peut certes la critiquer, mais elle n’a rien à voir avec la dictature du parti unique.