C’est un peu comme pour les automobiles en fin de vie, est-ce qu’on va la réparer pour passer le contrôle technique ou bien la vendre pour les pièces ?
Choix cornélien pour le propriétaire de la vieille voiture...
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Pour les organes, c’est un peu différent, leur « propriétaire » peut se les voir prélevés après son décès, selon la loi. La loi parle bien de « prélèvements d’organes ou de tissus sur personne décédée »...
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En sachant que dès sa mort, donc avant son décès, le patient n’est plus en mesure de s’opposer à quoi que ce soit...
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Mort, décès, quelle différence ?
La mort est le fait d’être inerte, quasiment sans réactions ; le décès est le fait que le corps est froid et dur depuis un certain temps (rigidité cadavérique) et que toutes les cellules du corps sont mortes. Les organes et tissus du décédé sont morts sans aucun espoir de pouvoir resservir un jour. On peu ramener un mort à la vie, jamais un décédé (sinon c’est qu’il y a eu erreur de diagnostic).
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Et là il y a un grand « MAIS » !
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Un Mais avec un grand M.
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Les prélèvements d’organes et de tissus ont toujours lieu sur des morts non encore décédés. Car une fois que le patient est décédé, il est trop tard pour lui prélever ses organes : ils seraient aussi inutilisables pour la transplantation qu’un foie de veau froid à l’étal du boucher.
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On truque donc, on biaise avec la loi...on établit à postériori des certificats de décès antidatés, par exemple...puisqu’ « on » n’a pas osé dire au législateur et au public qu’il faut prélever les organes et tissus sur des personnes qui ne sont pas décédées, pas encore...
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Il y a même eu, parait-il des cas de réveil sur la table d’opération...pour les chanceux qui ont été mal curarisés, et pouvaient donc encore bouger, ou chuchoter, ou crier....
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Des pratiques édifiantes quant à la gent médicale, et à sa capacité à garder l’omerta...
C’est pour la bonne cause, on vous dit, pas de question d’argent, ni de riches et puissants ou proche ou parent en « besoin » d’organe...on vous le dit...pureté des intentions...