ERRATUM (auto critique)
J’ai donné une interprétation erronée de l’opinion de Nietzsche sur l’amour du prochain. Je l’ai constaté en retournant à la source du texte lui-même (un article du web m’avait induit en erreur).
Il faut en fait interpréter la pensée de Nietzsche en fonction de « Ecce homo - Pourquoi je suis si sage - 4 » : « Mon expérience m’autorise à me méfier, d’une façon générale, de tout ce que l’on appelle les instincts « désintéressés », de cet « amour du prochain » toujours prêt à secourir et à donner des conseils. Cet amour m’apparaît comme une faiblesse, comme un cas particulier de l’incapacité de réagir contre des impulsions.(...).
Cela permet de mieux comprendre « Pourquoi je suis malin - partie 8 » :
« Pour m’exprimer au point de vue moral : l’amour du prochain, la vie au service des autres et d’une autre cause peuvent devenir des mesures de sûreté pour conserver le plus dur (ou pur) amour de soi. C’est là le cas exceptionnel, où, contre ma règle et ma conviction, je prends parti pour les instincts « désintéressés » : ils travaillent ici au service de l’égoïsme et de la discipline personnelle. »
Nietzsche précise bien que, dans les cas cas exceptionnels seulement, il se place du point de vue moral.