@Philippe VERGNES
Comme l’animal, l’enfant est trop jeune pour se connaître vraiment lui-même (sa connaissance du bien et du mal dans une optique binaire est pavlovienne : peur de perdre l’amour). Cela dépend bien sûr de la maturité plus ou moins précoce de cet enfant, mais la législation fixe la maturité à 18 ans. La notion de bien et de mal n’intéresse que la Loi et la gestion de la Cité (qui bien souvent est à côté de la plaque, s’attaquant aus plus faibles pour préserver les nantis). Agresser un jeune enfant avec la sexualité adulte, à un âge où son système nerveux et moral n’est pas encore pleinement formé, c’est comme lui demander de conduire la voiture de papa à quatre ans en plein embouteillage. On shunte (on saute, on dérive) une étape essentielle, avant de comprendre « la machine du sexe » (en référence à James Brown) : la connaissance des autres et de la psychologie humaine. A dix-huit ans l’adolescent commence à comprendre que ses parents ne sont pas les dieux qu’il croyait et que certains humains sont bons et la majorité souvent animés de mauvaises intentions. La chute est hélas souvent brutale (cf, les nombreux suicides des ados,..)