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Commentaire de bob de lyon

sur Redha Malek : Un patriote intègre qui avait l'Algérie au cœur


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bob de lyon 5 octobre 2017 15:43

Bonjour Monsieur.

Vous idéalisez la guerre d’indépendance (justifiée) de l’Algérie.

Compréhensible et normal, si l’on comprend les frustrations, les sacrifices et le poids insoutenable de cette histoire violente subit par la population du pays.

Je suis de la génération de ces pacificateurs de 18 ans – ouvriers, mécaniciens, fondeurs, plombiers, serruriers, comptables, manœuvres… enrôlés dans l’armée française pour mener à bien une opération de police et de maintien de l’ordre.

Un souffle au cœur m’empêcha de participer à ces vivifiantes promenades de plein air dans le djebel.

D’autres, j’en connais beaucoup, voire même dans ma famille, n’en ont pas gardé de souvenirs réjouissants.

Une constante entendue lors de mes questionnements, un leitmotiv, une rengaine ressassée à l’envi par l’immense majorité de ceux qui allaient ou revenaient : « mais qu’est-ce que l’on est allés f…… là-bas ! ». Le sentiment majoritaire de la population métropolitaine était qu’il fallait en finir et partir d’Algérie.

J’ai lu des rayons de livres sur ce conflit, de la campagne d’Égypte de Bonaparte ; aux pirateries barbaresques, aux violences des militaires de l’époque et d’après ; aux buts avoués du Prince de Polignac ; à l’établissement des premiers colons,... et dans la Mitidja aux établissements idéalistes et utopiques des apôtres saint-simoniens et proudhoniens… Bien entendu Yves Courrières, mais aussi cette admirable Madame Tillion…, et d’autres sur la résistance algérienne écrite par des combattants du FLN.

Je croyais avoir épuisé le sujet !

Mais il y a peu, j’ai cru comprendre que le Général de Gaulle sonna la fin du conflit pour deux raisons.

Le plan comptable de 1947 modifié 1957 : l’Algérie rapportait moins qu’on ne le pensait, donc inutile de continuer ; ensuite : la bombe atomique. Les colonies n’étaient plus une affirmation de puissance comme au XIXe siècle, cet engin une fois expérimenté replaçait le pays comme puissance internationale.

L’explication est lapidaire.

Les événements, les sacrifices et les ressentiments qui courent encore aujourd’hui de part et d’autre de Mare Nostrum sont abondants.

Sincères condoléances pour Monsieur Rheda Malek.


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