• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Fergus

sur Moi, Hélène Jegado, cuisinière et tueuse en série


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Fergus Fergus 26 octobre 2017 09:13

Bonjour, gruni

« aujourd’hui une autre Hélène Jegado finirait sa vie dans un asile psychiatrique. »

La carrière criminelle d’Hélène Jegado a commencé en 1833 à la cure de Guer (Hélène avait 30 ans). C’est là qu’elle aurait rencontré une femme de « bon conseil » qui lui aurait enseigné l’usage de la mort-aux-rats. Là qu’elle a commencé a assaisonner ses soupes d’arsenic en provoquant la mort de 7 personnes entre la fin mai et le début du mois d’octobre. 7 personnes qu’elle n’a pas forcément voulu toutes tuer. Peut-être un manque de discernement en matière de dosage. A cela s’ajoute un élément déterminant pour la suite de la carrière d’Hélène : il n’y a pas eu de soupçons car les souffrances endurées et les vomissements ont été considérés comme des répliques de l’épidémie de choléra qui avait frappé la région l’année précédente. Bref, Hélène Jeagdo s’est sentie confortée et a continué de tuer de place en place alors qu’hors du contexte de choléra, une enquête de la gendarmerie eût sans nul doute été ouverte à Guer et permis de confondre la criminelle.

Auparavant, nul instinct de mort chez elle, et nulle indentification à l’Ankou. Ce n’est qu’après avoir constaté à Guer combien il était facile de tuer en toute impunité qu’elle a continué son parcours criminel dans une société où, en outre, les décès de gens modestes n’émeuvaient guère les autorités. Bref, son cas ne relevait pas forcément de la psychiatrie, mais d’une « perversité » accomplie dans le crime. Ce mot a d’ailleurs été prononcé durant le procès de Rennes. Quant à l’avocat qui a plaidé la « folie » de sa cliente, il n’a pas été entendu, et il n’est sûr qu’aujourd’hui il le serait davantage.


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès