Le 2 novembre 1917, en pleine guerre mondiale, le ministre
britannique des Affaires étrangères, Lord Balfour, publiait une lettre dans laquelle
il indiquait que son gouvernement était « disposé » à créer en Palestine un « foyer
national juif ».
Cette
lettre ouverte n’était pas du tout un document officiel et n’avait pour les Anglais d’autre intérêt que de rassurer les
juifs américains, plus portés alors à soutenir l’Allemagne qu’une alliance qui
comprenait la Russie au passé marqué par les pogroms et les persécutions. Mais les
effets de la déclaration vont dépasser l’objectif visé et elle va servir de prétexte trente ans plus tard la création de l’État d’Israël.
Adressée
au baron de Rothschild, la lettre avait en fait été rédigée en étroite
concertation avec ce dernier, alors qu’il présidait l’antenne anglaise du
mouvement sioniste, promoteur de l’installation des juifs en Palestine. La perspective qu’elle contient n’est pas un engagement, mais comme le suggère l’article, elle est généralement considérée comme
l’un des principaux catalyseurs de la Nakba (la catastrophe), l’expulsion des Palestiniens de
leurs terres en 1948, et du conflit qui a suivi avec l’état d’Israël.
Mais, en substance, la « Déclaration » Balfour envisageait d’accueillir les Juifs dans un territoire où les indigènes représenteraient plus de 90% de
la population.
Ce qui s’est passé après la seconde guerre mondiale et après la guerre des six jours n’a rien à voir avec ce papier opportuniste qui n’était qu’un élément dans une maipulation liée à la situation d’une époque.
Il ne faut pas comprendre « prétexte » et « causes » : ce qu’est devenu l’état d’Israël n’e trouve pas davantage son explication dans la lettre de Balfour que la première guerre mondiale ne trouve la sienne dans l’assassinat de l’archiduc à Sarajevo.