La dureté du capitalisme, réside dans le fait qu’il traite chacun selon sa contribution au bien-être de ses semblables. La domination du principe, à chacun selon ses réalisations, ne permet aucune excuse aux défauts personnels.
Tout un chacun sait très bien qu’il y a des gens comme lui qui ont réussi là où lui a échoué, et que ceux qu’il envie sont des self-made-men qui ont débuté au même point que lui.
Pire, il sait que tous les autres le savent aussi. Il lit dans les yeux de sa femme et de ses enfants le reproche silencieux : « Pourquoi n’as-tu pas été plus dégourdi ? » Il voit comment les gens admirent ceux qui ont plus de succès que lui et regardent avec mépris ou avec pitié son propre échec.
Ce qui fait que beaucoup de gens sont malheureux dans un régime capitaliste, c’est que le capitalisme donne à chacun l’occasion d’atteindre les postes les plus désirables qui, bien sûr, ne peuvent être obtenus que par quelques-uns. Quoi qu’un homme ait pu gagner pour lui-même, ce n’est qu’une faible fraction de ce que son ambition le poussait à gagner. Il y a toujours devant ses yeux des gens qui ont réussi là où il a échoué. Ils y a des individus qui l’ont devancé et envers lesquels, dans son inconscient, il nourrit des complexes d’infériorité.
C’est l’attitude du vagabond envers l’homme qui a un travail régulier, de l’ouvrier envers le contremaître, du cadre envers le vice-président, du vice président envers le président de la compagnie, de l’homme qui vaut trois cent mille dollars envers le millionnaire, etc.
La confiance en soi et l’équilibre mental de chacun sont sapés par le spectacle de ceux qui ont fait preuve de plus grandes capacités et aptitudes. Tout le monde est conscient de sa propre défaite et de sa propre insuffisance.
Voici l’origine de la haine du capitalisme....La jalousie !