« Ce qu’il est important de
comprendre ici, c’est que même si certains assurent que votre
politique extérieure est à l’origine de notre haine, cette cause
est secondaire, raison pour laquelle nous ne l’exposons qu’en fin
de liste. En réalité, même si vous cessez de nous bombarder, de
nous emprisonner, de nous torturer, de nous diffamer, de prendre nos
terres, nous continuerons à vous détester parce que la cause
principale de cette haine ne cessera pas tant que vous n’aurez pas
embrassé l’islam. »
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@BA
Excellente précision, que j’ai pris soin de recopier parce qu’on ne la lira jamais assez.
Le colonialisme musulman est bien plus ancien que le colonialisme européen, il aura été infiniment plus féroce et il aura duré beaucoup plus longtemps : un millénaire. Au XIe siècle, l’islam s’étendait déjà de l’Espagne aux rives de l’Indus.
Ce ne sont pas les errements de l’Amérique dans ses guerres contre l’Irak qui sont à l’origine du djihadisme. Le fondateur de l’islam le plus obscurantiste est mort en 1792. Il avait été le contemporain de Louis XV et de Louis XVI et, sinistre ironie de l’histoire, le contemporain de nos philosophes des Lumières.
La doctrine dont se justifiait le Califat provient des théories de Hassan el-Banna, fondateur des Frères musulmans dans l’Egypte de 1928. Elle avait encore été radicalisée par Qutb, si dangereux aux yeux de Nasser lui-même qu’il avait préféré le faire pendre dans sa prison en 1966.
Qutb considère (voir les travaux de Gilles Kepel) qu’il faut faire disparaître tout ce qui rappellerait la Jahilyia, c’est-à-dire tout ce qui procèderait d’un monde antérieur à la révélation du Chamelier de La Mecque. C’est au nom de ce principe qu’ont été détruits les grands bouddhas de Bamiyan, les mausolées de Tombouctou, les ruines de Ninive et de Palmyre.
C’est aussi au nom de ce principe qu’on été massacrés les spectateurs au concert du Bataclan. l’imam de Brest l’a rappelé opportunément : ceux qui écoutent de la musique seront changés en singes ou en porcs. Pas de musique, donc, et pas d’alcool, pas de mélange des sexes non plus aux terrasses : tout cela est haram. Les attablés du Petit Cambodge et de La bonne bière, dans cette perspective, méritaient la mort et rien d’autre.
Les connards qui, à l’imitation de ceux de Mediapart, caressent le fanatisme musulman dans le sens du poil se font de douces illusions : s’ils ne se convertissent pas rapidement, il y passeront comme les autres. Cela dit, j’ai tout lieu de penser que le totalitarisme islamique n’en a plus pour très longtemps, et ses dernières convulsions sont celle de l’agonie.